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I - Black Palace

le Mer 26 Déc - 23:34
Salut à tous et à toutes
Bienvenue dans euh.... les nouvelles d'Alexandre
Bon alors que dire...... je suis vraiment en train d'écrire une intro pour le plaisir d'en écrire une même quand je n'ai rien à dire xD
Si, bon: comme je n'ai qu'un personnage, je créerais un sujet par nouvelle (du moins tant que ça ne pose pas de problème de place ;-Wink elles ne seront pas écrites chronologiquement, d'une part parce que voilà et ensuite parce que certains passage ont éventuellement besoin d'un avancement dans le rpg, enfin pas vraiment en fait mais bref
Donc quand je rajouterais une nouvelle je changerais l'ordre chronologique, I deviendra par exemple II ect
Voilà voilà
.....hmmmm
Ah oui l'italique dans le texte est du français x)
Bonne lecture je l'espère :3


--
On l’avait vu entrer dans le bâtiment un peu plus tôt dans la matinée.

Il était long, maigre, mal foutu. Les joues caves marbrées de rouge, les yeux pâles, le regard absent. Anxieux. Plongé dans un long pardessus noir, en deuil de son humanité. Ses bras tressautaient nerveusement le long de son corps, il grattait les bandages qui recouvraient ses poignets. Il avait la gueule du gars qui vient de vendre son âme au diable et qui regrette déjà. En bref, c’était un pauvre type, comme tous ceux qui s’amenaient par ici.

Immédiatement, on l’avait regardé, examiné, jaugé. Immédiatement, on avait étudié chaque détail de son visage triste, de sa pauvre gueule de chien battu, de son corps longiligne qu’il peinait à déplacer, ses grandes mains, ses longs doigts, ses jambes fragiles. Immédiatement, on l’avait haït, comme on haïssait ceux de son espèce, on avait haït son long nez trop fin et malhonnête, on avait haït ses yeux opaques aux paupières tombantes, haït ses lèvres craquelées et haït la disgrâce globale de son visage, hait sa position défaitiste et la faiblesse qui émanait de lui, de ce pauvre être dont l’apparence pathétique masquait trop bien la perversité.

On, ce n’était pas tout le monde. On, ce n’était pas les quelques gamins Bleus qui accomplissaient leurs tâches quotidiennes dans cette partie du bâtiment et le dévisageaient avec la même curiosité candide qu’ils accordaient à tous les inconnus. On, ce n’étaient pas non plus les adultes pressés qui traversaient rapidement l’étage, dont la ligne de conduite reposait sur l’indifférence la plus complète quant à ce qu’enduraient leurs cadets. On, ce n’étaient pas les Jaunes, ni les Oranges, et encore moins les Verts, qui tendaient trop souvent à oublier leur passé et à l’enterrer aussi profondément que possible sous des prétextes et des excuses. On, pour finir, ce n’était pas la petite femme coincée à l’accueil, qui semblait fort ennuyée par l’anglais terriblement mauvais du nouvel arrivant et lui répondait d’une voix molle et complètement atone, lorsqu’elle ne lui demandait pas simplement de répéter ses phrases.

Non.

On, c’étaient les autres. On, c’étaient les Mauves au visage soucieux, qui comprenaient avec horreur qu’on ne leur avait pas menti sur ce qui les attendait, dont l’innocence était piétinée et déchiquetée avec violence et passion. On, c’était les Rouges, les Rouges plus que tout, les Rouges aux yeux secs, les Rouges dont la haine était comme une boule dure qui palpitait dans leur poitrine, juste à l’endroit où l’on avait arraché leurs cœurs. Les Rouges, ils étaient durs, froids, calculateurs, réfléchis, les rouges n’étaient plus vraiment humain, dans le fond, c’étaient des machines, des forteresses bâties sur des ruines, impénétrables, imperturbables, trop brisés pour se casser encore, juste assez vivants pour songer à la revanche, le cerveau à demi éteint ou à demi bouffé, à demi brûlé, consumé par la tristesse et le désespoir. Ils n’avaient aucune conscience, aucun amour, aucune tendresse à offrir, ils n’avaient plus rien à perdre sinon la vie. C’étaient eux qui faisaient le sale boulot, puisqu’il n’existait pour eux plus aucune notion de bien et de mal. Mais ils étaient irrécupérables. On mourait en tant que Rouge, parce qu’aucun espoir de vie ne subsistait au-delà. C’était le dernier palier de la folie, le dernier stade de la vie.

Personne ne sauvait les Rouges.

Pourtant, il subsistait quelque chose en eux. Avec les Bleus, ils étaient doux et prévenants. Ils les considéraient avec un reliquat d’affection mêlé de pitié, un vague instinct de protection qui les poussaient à être gentils avec eux. Ils les maternaient, les distrayaient, les amusaient, prenaient leur place dans les tâches lorsqu’ils le pouvaient, comme si ils essayaient de conserver leur innocence encore un petit peu, de ne pas les confronter à la dureté de ce qui les attendait. Avec les Mauves… c’était plus complexe. Les Mauves, c’était le début de la peur, de l’anxiété, du retranchement sur soi et des chamailleries quotidiennes. Ils ne se parlaient pas, ou très peu, souvent par monosyllabes ou pour s’invectiver. Et ils passaient leurs journées comme ça, à s’observer en chiens de faïence un peu fissurés, pas vraiment amicaux mais pas vraiment agressifs non plus, juste effarés de voir ce qu’ils avaient été et ce qu’ils allaient devenir, effarés de ne plus pouvoir stopper ce mécanisme mortel.

Voilà ce que c’était, on. On, c’était cette masse de gens informe, qui avaient abandonné leur individualité et fusionné jusqu’à n’être qu’une seule et même masse de colère et de désespoir, cette masse de gens qui ne savait pas pourquoi elle était là, sinon parce qu’on ne les aimait pas assez et qui vouait un culte à la haine, comme pour compenser, se venger de cet amour auquel ils n’avaient pas droit. Ils n’étaient rien, sinon des gagne-pains, des souffre-douleur, des serviteurs et des larbins, ils n’étaient rien qui ait une quelconque valeur sinon marchande. Ils n’étaient rien. On n’était rien.

Alors, comme on ne pouvait rien faire, on observait. Entre la femme de l’accueil et l’étranger, l’échange n’avançait pas. Elle qui avait naturellement la voix traînante lui parlait pourtant encore plus lentement qu’à l’ordinaire, mais il n’y avait rien à faire, ce dernier se contenter de balbutier dans un dialecte que la plupart ne comprenaient pas en secouant la tête de droite à gauche. Une pointe d’irritation commençait à percer dans la voix de la femme, cette discussion n’allait nulle part, elle le sentait, ça l’énervait, les choses se passaient beaucoup plus vite d’habitude. Soudain son regard s’illumina, attendez ici je vous prie, je reviens. L’homme avait l’air toujours aussi déconcerté, toujours aussi tremblant, toujours aussi détestable, elle fouina quelques instants dans les placards de la réception, puis revint avec le catalogue, visiblement satisfaite.

Le catalogue, c’était le bouquin ou ils étaient regroupés à la va-vite, une photo, quelques informations sur la personne, et puis basta, rien de plus, c’était vraiment pour les cas comme ceux-ci ou l’interlocuteur ne comprenait rien. Ce n’était pas dans le catalogue qu’ils faisaient leur choix, ça, en général, c’était quelques semaines plus tôt, le jour du défilé de gradation des Mauves.

Le jour du défilé, c’était un beau jour. On se demandait s’il y avait été. Ce jour-là, le bâtiment – ou du moins ses parties inconnues du grand public - connaissait une effervescence renouvelée chaque année. Des dizaines de personnes affluaient de toutes parts, faisant battre l’immense bâtisse comme un cœur mort, des hommes pour la plupart, des hommes aux visages fermés, aux gorges sèches et aux yeux humides, qui accouraient des contrées sombres de la ville, attirés par la chair fraîche à moindre coût et sans conséquences, qui prenaient place sur les chaises disposées de chaque côté de la piste de défilé de fortune et attendaient patiemment le passage des nouveaux Mauves.

Le couloir était large. Les murs, gris, la piste, grise aussi, et interminable ; l’intérieur sombre d’un palace sombre. L’éclairage artificiel illuminait faiblement la pièce, donnant aux visages un air pâle et blafard, étonnamment maladif. Et puis les gamins défilaient. La grande majorité était timide, piétinait un peu, se dandinait sur la piste d’un air mal à l’aise, écrasée par les regards inquisiteurs et malsains qui se promenaient avec avidité sur elle. Mais il y avait aussi les autres, ceux qui se prêtaient à ce petit jeu pervers et faisaient rouler leurs hanches et onduler leur corps, un sourire faussement affable plaqué sur les lèvres, le tout dans l’espoir vague de séduire les potentiels acheteurs et faire monter les enchères, des bêtes de foire à l’esprit agile, dégoûtés mais lucides, pragmatiques, logiques. Ceux-là, les quelques Rouges invités au défilé leurs lançaient des regards torves, avachis dans un coin de la pièce, le mépris fatigué par les années.

Et il y était, leur étranger du jour, bien sûr qu’il y était, lui aussi était là, assit sur sa chaise quelque part dans le fond, les jambes collées l’une à l’autre, le souffle court, moite, suant, coupable, avec l’horrible conscience d’être un monstre sans l’envie de faire marche arrière. Il avait suivi le défilé avec un intérêt aléatoire, parfois obscurcit par la réalisation de ce qu’il était en train de faire.

Pourtant, ce n’était pas vraiment là qu’il l’avait vu, son heureux élu à lui, son Mauve, sa chose. Dans l’instant, il l’avait vaguement regardé, ses yeux l’avaient effleuré sans s’attarder davantage, perturbés par l’océan grouillant de bruits et de couleurs alentour. Il avait peut-être évalué sa forme, noté sa petite taille et son air chétif, sans plus. Ce n’était que plus tard, lorsqu’une femme maniérée habillée sobrement avait énuméré les différentes spécificités de chacun des nouveaux Mauves en prévision des entretiens à venir qu’il s’était animé. Car celui-ci, auquel il avait originellement à peine prêté attention, possédait un attrait indéniable pour lui : il parlait français. Un peu, mal sûrement, mais assez pour que ce soit mentionné. C’était le seul de son groupe. C’était uniquement à ce moment-là qu’il avait tenté de se le remémorer, et soudain il lui avait tapé dans l’œil, avec sa démarche nonchalante mais tremblante et son trait d’eye-liner à moitié effacé, mal à l’aise mais déterminé à le cacher aux yeux des potentiels maîtres. Ça lui était apparu comme une évidence, si il devait prendre quelqu’un – et il le ferait, car il était trop lâche pour reculer- ce serait lui.

Le reste n’était pas important, en fait, le reste, ce qu’il se passait entre les deux, c’était emmerdant et stressant – il fallait quand même un sacré paquet de garanties pour adopter un petit Mauve. Alors comme ça, il y avait de la législation, dans cet endroit vicié. Tant mieux. Si c’était encadré, alors c’était presque normal. Son estomac se tordait. L’hésitation. Les envies de retour en arrière, avec toujours cette petite chose, ce je-ne-sais-quoi qui l’en empêchait. Et puis voilà. Et puis ce jour, ce jour où il était entré dans le bâtiment, ce jour où on l’avait immédiatement pris en grippe. Et puis cette heure, et puis cet instant précis, l’instant ou le visage de l’étranger sembla se détendre lorsqu’il reconnut celui de son Mauve dans le catalogue. L’instant terrible, l’instant ultime, l’instant ou la femme lui indiqua le fond du bâtiment d’un air satisfait, celui où il en traversa l’étendue presque vide, tremblant de tous ses membres, sous le regard intrigué de quelques Bleus, celui où il poussa difficilement la porte qui menait aux pièces auxiliaires.

Celui où il le vit, Lui.

Aujourd’hui, la pièce semblait se jouer à trois. Trois êtres, trois entités partageant un instant bref, un instant capital. Il y avait on, il y avait l’étranger, et puis, seulement pour aujourd’hui, il y avait lui.

Il était là, perdu au milieu de la salle, triturant distraitement un collier, qu’il avait réussi à garder malgré la surveillance accrue des autres, l’esprit embrumé, suffisamment pour tenir encore un peu, pour ne pas péter un câble et se jeter contre les murs, dans l’espoir dément d’en finir avant d’en avoir commencé, d’éviter habilement son destin en y mettant un terme. Il se concentrait sur des bêtises, songeait à des futilités : il se demandait pourquoi cette pièce était si grande, pourquoi est-ce qu’elle était si froide, avec ses grands murs blancs et son revêtement en bois, avec sa banquette dure sur laquelle il patientait depuis des heures. Et puis il se demandait à quoi ça pouvait bien servir, cette connerie. Les autres appelaient-ça une « salle de contact », comme si ça servait vraiment à quelque chose, pour lui, c’était plus une salle de cauchemar, une salle de tourment, ou il était confiné en attente de son destin, seul avec ses pensées, dans l’incapacité de prendre la fuite, enfermé comme un animal, tournant en rond non pas dans sa cage mais dans sa tête, prit au piège. Et il n’y avait pas d’échappatoire, non, aucune échappatoire. Il contempla son reflet dans le large miroir qui se trouvait en face de lui, se trouva un air défait et peu présentable malgré son bel uniforme noir et mauve, un peu tremblant. Il ne présentait pas la façade de courage froid et d’indifférence qu’il aurait voulue, celle qu’il avait si souvent vue chez les Rouges. Ça venait avec le temps, apparemment. Ça lui viendrait. Il chassa quelques gouttes qui perlaient au coin de ses yeux. Il devait s’estimer heureux. Satisfait, au moins.

C’était son jour spécial après tout, celui où il changeait officiellement de statut. Voilà ce que lui avaient dit ses amis dans l’espoir vain de lui remonter le moral. Au fond, eux-mêmes n’y croyaient pas. Avoir un maître, ça n’avait rien d’une bonne nouvelle. Mais ils étaient juste épuisés, comme lui, effrayés, inquiets ; et puis, il aurait pu plus mal tomber, personne n’aurait pu vouloir de lui. C’était d’ailleurs ce qu’il avait cru, dans un premier temps, lorsque personne n’était venu le voir aux entretiens, lorsqu’il s’était retrouvé seul à une table pendant que tous se pressaient autour de ses camarades. Et le pire dans tout ça, c’était qu’il n’avait même pas su quoi penser, il n’avait pas su s’il devait être jaloux ou soulagé, heureux ou apeuré. Il était simplement resté là, seul au milieu de la foule, avec une sensation bizarre ancrée au ventre, tandis que les autres lorgnaient sur lui d’un air navré, navré qu’il ne soit pas rentable. C’était peut-être cet air renfrogné qu’il n’avait pas quitté de tout le défilé, peut-être n’était-il pas assez joli, pas assez aimable, ou bien trop maigre, c’était vrai ça, tous ces os, ça ne faisait pas vraiment envie, et puis merde, il n’était simplement pas bon, pas assez ceci, un peu trop de cela.

Il s’était presque senti coupable.

Lorsque l’étranger le vit pour de bon, il était toujours assis sur sa banquette, tout seul, tout petit, balançant distraitement ses jambes dans le vide d’une manière encore enfantine, le regard rivé à ses bottes, l’air buté, réticent à lever les yeux pour découvrir celui qui l’avait maintenant en sa possession. Ce dernier s’assit sur la banquette à ses côtés, à une distance raisonnable, et commença à le dévisager, pudiquement au départ, puis d’une manière de plus en plus vorace, sans jamais tomber dans l’obscène, dévorant son image avec application, le goûtant poliment du regard, avec des précautions étranges, l’emprisonnant dans sa rétine, sous ses paupières. Et le Mauve ne bougeait pas, sa respiration s’était accélérée, juste un peu, imperceptiblement, un tremblement discret agitait désormais ses lèvres, sans qu’il ne dise rien. Il était muré dans un silence lourd, épais, au travers duquel aucun gémissement n’était autorisé à percer. L’étranger, lui, notait des détails, il paraissait presque studieux dans son observation, méthodique, alors qu’il répertoriait ses cheveux encore humides, signe qu’il s’était douché peu de temps auparavant, ou encore les traces sombres sous ses yeux ou les multiples endroits où son uniforme trop grand pour lui rebiquait, chaque pli, chaque imperfection, sa nuque fine, la courbe mince de ses lèvres. Malgré sa posture figée, que certains auraient pu prendre pour du calme, il avait presque l’impression de voir sa poitrine palpiter et son petit cœur effaré bondir en tous sens, comme s’il tentait de transpercer son torse maigre. Son Mauve avait peur, oui, et il avait peur de lui. Mais ce que le Mauve ne savait pas, c’était que lui aussi avait peur, parce que ce petit bout de garçonnet était à lui et qu’il en avait en avait conscience au point d’en être effrayé, d’en avoir le tournis et d’être prit de vertiges, devant cette toute puissance divine et cette domination malvenues sur un si petit être.

Il restèrent ainsi longtemps, plongés dans un silence profond, apeuré, grave, si loin l’un de l’autre sur cette banquette, l’un exagérément grand et l’autre si minuscule, le premier regardant le second, un prédateur contemplant sa proie d’un air rêveur et inquiet. Et la proie, elle, n’en pouvait plus de ce silence, elle avait envie de hurler parce qu’il l’oppressait, de se jeter sur lui et le frapper, juste pour qu’il se passe quelque chose, juste pour le briser, ce silence, et puis peut-être le briser lui aussi, lui qui avait déjà l’air si abîmé, le déchiqueter, le détruire enfin, il voulait que cette angoisse disparaisse, que son appréhension se fonde dans la réalité à venir. Là, ils étaient dans un entre-deux, ils flottaient en plein rêve, rien ne pouvait arriver dans ce monde onirique, tous les deux les pieds dans l’eau, devant l’océan des choses à venir.

L’étranger ne brisa pas vraiment le silence. Il sembla plutôt qu’il l’étouffa gentiment, comme une flamme qu’on éteint, avec cette douceur coupable qui semblait de le caractériser. Sa voix était faible, comme un mince filet de fumée qui prenait sa source quelque part au fond de lui, et était l’unique résidu du feu ardent qui consumait en permanence ses entrailles. Elle mettait souvent quelques secondes à sortir, bloquée en travers de sa gorge.

« Comment tu t’appelles ? » Finit-il par murmurer.

Son anglais était toujours aussi haché, mais bien plus compréhensible qu’au départ. Pour la première fois depuis son arrivée, le Mauve leva les yeux vers lui, et l’étranger se figea en croisant son regard, un regard profondément mélancolique aux tendres reflets cuivrés, parfois déchiré par un éclair gris agressif et accusateur, un regard qui lui fit aussitôt perdre tous ses moyens, qui le fit violemment chavirer de l’intérieur, un regard pour lequel il était prêt à tout, à cause duquel il ferait n’importe quoi. Il détourna les yeux, soudainement effrayé à l’idée de se perdre.

« Alexandre.
_ Tu parles français ?
_ Oui. »

Un silence. L’étranger battit des cils. Il avait des très longs cils, très blonds, très doux. Il le regarda une dernière fois, sans qu’Alexandre puisse distinguer la couleur de ses yeux, et asséna sa dernière phrase avec douceur, dans un dernier souffle, celui qui devait clôturer à la fois cette journée et cette attente interminable, celui qui tomba comme un couperet sur le maigre cou d’Alexandre, lui tranchant la tête d’une façon violente mais agréable, puisqu’elle mettait enfin un terme à ses souffrances.

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Re: I - Black Palace

le Jeu 27 Déc - 23:26
Alors! Alors alors alors
(ça y est je suis fatiguée je vais écrire de la merde)
C'est bien, c'est vraiment bien, on reconnaît toujours aussi bien ton style, mais je suis... partagée. Ca peut être volontaire, mais je ne comprends pas tout, en fait pas grand chose, et quand je crois savoir quelque chose, j'ai peur de me tromper "^^ déjà le point de vue. Je crois que c'est celui d'Alexandre? J'ai eu du mal à savoir si c'était lui ou l'étranger, celui qui parle avec un anglais haché. Après, j'ai du mal à voir les transitions. Entre le début, avec l'étranger et la femme, et le défilé. Est-ce que ça fait étranger/femme (présent) >défilé (passé) >étranger/Alexandre(présent) ? Après, il y a cette histoire de couleur, et en fait même le cadre spatio temporel. J'ai du mal à voir ce qui se passe. On dirait un univers... apocalyptique? Futuriste? Ou tout simplement un autre monde avec des règles différentes. On ne sait pas où se passe la (les?) scènes, ni quand, ni quoi. Le défilé est une vente d'esclave? J'avais pensé à un orphelinat au début, certes contre l'éthique des orphelinats normaux, mais un orphelinat où les enfants défileraient, pourquoi pas. Surtout que ça n'a pas l'air de déranger ceux qui regardent le défilé, ni la dame avec le catalogue. Mais ça revient à me demander si ça se passe vraiment dans notre monde. Dans des quartiers mal famés, ou avec des codes bien particulier? Et cette histoire de couleur, c'est encore une particularité de cette société. A moins que ça ne soit le pdv qui classe les gens ainsi? Il faudrait expliquer tout ça, moi en tout cas ça me perd, c'est peut-être juste mon cas après x')
C'est confus, voilà, ça me rend confuse en tout cas x') après ce n'est pas forcément négatif! Ca peut être volontaire aussi, de nous laisser ainsi dans le flou, nous cacher des choses, pour mieux nous surprendre par la suite, mais j'espère que ça s'éclaircira un peu après ^^ autre point positif, c'est les descriptions. Des personnes, des "couleurs", les émotions, pensées, tout, la manière dont c'est écrit, c'est super *w* les métaphores, les tournures de phrase, tout est vraiment bien écrit ^^ et, après c'est comment je le ressens, je trouve l'atmosphère oppressante et malsaine, je ne sais pas si c'était voulu, mais je le ressens comme ça ^^
Bref, un texte superbement écrit, mais avec des confusions au niveau de l'histoire, ne sachant pas si c'est volontaire au non x') hâte de voir la suite ;p
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Re: I - Black Palace

le Jeu 27 Déc - 23:53
Euh..... Bon..... Je t'avoue que je déprime un peu là mdr mais les vacances aident dooooonc je vais essayer de t'éclairer :')
En vrai ça m'embête à moitié de devoir expliquer mais bon je n'ai pas été très claire et apparemment tous n'est pas compréhensible >< my bad
EDIT: Alexandre a 15 ans, si ça peut être utile
Point de vue extérieur, multiple, en fait. Si tu essaies de trouver un seul point de vue, ça ne marchera pas... Les pdvs les plus exploités sont le pdv de "on", de l'étranger, et d'Alexandre à la fin, ils changent constamment
Alexandre ne peut pas parler avec un anglais haché, puisqu'Alexandre est américain..... je t'avoue que je ne comprends pas cette remarque xD
Euh..... oui oui tu as trouvé l'ordre chronologique correct ^^ le défilé est dans le passé puisque l'on s'en rappelle, le reste est dans le présent avec un flashback d'Alexandre a un moment
par rapport à l'univers, la réponse est..... Simple, c'est l'endroit ou il travaille, tout simplement ^^ toutes les scènes se déroulent là-bas
pas un orphelinat puisqu'Alexandre n'est pas orphelin, et c'est moi qui ait inventé les règles de l'endroit (le quartier dans lequel il se trouve est d'ailleurs loin d'être mal famé), si ça peut aider les gradations vont de bleu<mauve<rouge, mauve=vert<jaune<orange, jaune étant supérieur à rouge puisque les rouges n'atteignent pas l'âge supérieur. Tous les gens qui sont présents là-bas ont une vie à l'extérieur du bâtiment, ils ont simplement un contrat là-bas, ils ont une famille (pour la plupart)
Bien sûr que ça ne dérange pas les visiteurs, ils sont là pour ça x) de plus je me suis peut-être mal exprimée mais si, l'étranger est profondément dérangé par ce qu'il est en train de faire, donc on comprend que c'est loin d'être "normal" quant à la dame, elle bosse là-bas, et il y a aussi une ligne précisant que ceux qui bossent là-bas font abstraction.
Une vente d'esclave correspond plutôt bien, mais c'est plus une location, enfin bref...
Je t'avoue que je le prend assez négativement, bien que j'ai été volontairement floue à ce point là ça m'embête un peu, en fait j'ai l'impression de m'être chiée et c'est.... désagréable.
Je ne sais pas si je donnerais suite du coup.... :')
Merci..... c'est déjà ça je suppose..... Bon je t'avoue que je déteste quand on ne me comprend pas, je juge la forme superflue lorsque le fond est brouillon, mais ça m'apprendra à vouloir garder les choses floues et à ne pas assez définir....
Pour l'atmosphère oui c'était voulu ^^ c'est déjà ça aussi
Bon bah voilà..... Suite je verrais..... merci c:
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Re: I - Black Palace

le Ven 28 Déc - 0:18
Oh nooon! :c
Après ça peut être juste moi et ma compréhension de merde hein, ne prend pas tout pour toi Sad

Ok, bah au moins c'est normal pour les points de vue, ce n'est pas une erreur, après on est plus ou moins à l'aise avec ^^
Je n'avais pas pensé à ça, je supposais que Alexandre parlait un peu anglais/américain et couramment français, mais c'est ma faute là x')
Bon bah ok si c'est bien cet ordre c'est que ça se voit que c'est comme ça ^^
Ah d'accord, mais ça tu vois je ne l'aurai pas deviné "^^ je peux savoir où/dans quoi il travaille? Surprised
Je sais qu'il n'est pas orphelin, mais je me suis dit... pourquoi pas? xD Je vois mieux avec les gradations ^^ Donc ce bâtiment est un lieu de travail (avec les contrats?) de plusieurs personnes c'est ça? ^^ après, je suis curieuse de savoir quel sorte de bâtiment c'est, avec cette histoire de couleur et tout ^^
Vi c'est vrai x') alors si, ça se voit que ça perturbe l'étranger, mais après il n'a pas l'air de trop s'opposer avec ce qui s'y passe, c'est pour ça que je disais ça ^^ même s'il semble plus... gentil? Que les autres visiteurs. mais si ça se voit qu'il est gêné et mal à l'aise ^^ Et ok pour la dame et les autres
Ah, ok, ça j'avais du mal à comprendre du coup x') et je suppose qu'on saura après en quoi consistera cette location? (l'idée d'esclave sexuel m'a rapidement traversé l'esprit, car ça me fait penser à une histoire où le principe était le même, mais avec des filles en location... j'espère pour Alex que ce n'est pas ça :'()
Vraiment je ne voulais pas te vexer, ni te montrer que des points négatifs (car ton texte est vraiment bien), mais je voulais quand même préciser ma confusion, qui ne peut être dûe qu'à moi? Surtout si c'est fait exprès, va au bout de ton idée et ne t'occupe pas de ça, je comprends que ça puisse paraître désagréable, mais ne change pas juste pour moi. C'est juste mon ressenti et mon avis, ça se peut il est à chier, et je n'ai pas assez d'expertise (oh que non /toussote/) pour juger une histoire à moi toute seule, donc ne te démoralise pas juste pour ça ^^ Donc si, continue! Il le faut, déjà car sinon je vais me fâcher très fort è.é puis après, je le répète, n'arrête pas tout pour un seul avis, que ça soit dans n'importe quel domaine, dessin comme écrit, il ne faut pas s'arrêter à une seule critique, positive, négative ou les eux ^^ et arrête de te dévaloriser, il faut que tout le monde remette ce qu'il fait en question, mais pas se dévaloriser! è.é
Bah de rien et désolée, je ne voulais pas te mettre dans cet état-là, en plus t'es toute chou quand tu parles de mes écrits à moi, mais je te dis, ne te dévalorise pas et continue, sinon je vais te voir sur discord pour me fâcher très très fort è.é
Ah et je voulais te demander... L'étranger, c'est Chris? êwê

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Re: I - Black Palace

le Ven 28 Déc - 0:42
Non non je pense que c'est un avis partagé, je pars du principe que c'est moi qui ait tort..... Tout à l'heure j'ai réagit un peu trop à chaud de toute façon, je suis plus posée donc ça va mieux x)

Oui oui c'est tout à fait normal ^^ euh tu veux dire pour celui qui écrit ou qui lit?
Non bon alors je vais récapituler (je pense que je vais reposter la fiche d'Alexandre parce que là personne ne sait qui il est mdr): Alexandre vit avec sa mère et sa sœur aux USA, et étrangement sa mère lui parle rarement français (c'est juste pour l'invectiver ou des phrases comme ça), il parle très bien anglais (comme un américain quoi) et peu français (mentionné dans le texte)
Comme il interagit hors de chez lui avec uniquement des anglophones, c'est cette langue qui domine chez lui, ses racines françaises l'intéressent jusque là assez peu
EDIT: Ah oui et aussi tout ce que j'ai confirmé plusieurs fois sur Alexandre..... Reste vrai, donc non il ne va pas se retrouver orphelin du jour au lendemain xD
ça me rassure, en plus je pensais que c'était le point le plus confus en vrai
J'aurais probablement dû le préciser, je rajouterais peut-être une phrase dans le texte pour l'expliquer. Il travaille dans une entreprise de renom, laquelle et ce qu'elle fait..... C'est en cours de développement, je vais aussi développer son logo et tout. Alexandre (ainsi que tous les gens de Bleus à Rouge) sont des employés un peu "différents", dans le sens ou ils ne sont pas tout à fait répertoriés, c'est plus complexe (et je m'arrête là, j'expliquerais ça après)
Les tâches d'Alexandre sont divisés en trois temps, qui dépendent de son grade (grade évoluant uniquement en fonction de l'âge). Je dirais juste qu'en tant que Bleu, ses tâches consistent simplement à nettoyer les pièces, ou encore classer des dossiers. Mauve et Rouge viendront après.
Il n'est pas gentil puisqu'il se trouve ici, il est juste.... complexe, et lâche, cependant c'est vrai qu'on est supposé sentir son regret x)
Bah, là ou je me suis un peu ratée aussi c'est que..... Bah ouais, c'est l'idée, quand je dis "chair fraîche (etc etc, je n'apprends pas mes phrases par cœur xD) je parle pas de relations chastes, c'est d'ailleurs ce que tous les gamins craignent, je veux dire si ils ont peur c'est pas d'aller récurer les toilettes hein..... Je pensais vraiment que c'était clair mais la plupart des gens qui viennent viennent avec des idées vraiment très malsaines et sont complètement détraqués, c'est d'ailleurs ce qui fait l'horreur du truc
Je pense que pour comprendre ça ça dépend de ce qu'on est prêt à imaginer, donc pour moi ça coulait de source parce que j'imagine toujours le plus glauque mais je comprends que pour d'autres ce ne soit pas forcément évident
Non ne t'inquiète pas, en fait je l'ai beaucoup trop mal pris mais pour plusieurs raisons qui ne sont pas forcément (pas du tout) bonnes, déjà parce que j'avais une idée bien précise de ce que je voulais que les gens comprennent, et le fait que tu ne comprennes pas m'as un peu démotivée parce que j'ai compris que je m'étais ratée, et ensuite parce que même si c'est ton avis..... Bah il fait partie des seuls avis que j'aurais en fait, si il n'est pas le seul, et que bon il compte quand même x)
C'est vrai que voir ce paragraphe de points pas très positifs m'a découragée, mais c'est aussi parce que c'est souvent un retour que j'ai quand j'ai des retours et ça m'embête d'être toujours aussi confuse et pas assez claire
Après j'ai carrément fait ma drama queen en vrai, non ça va je l'ai moins mal prit que je l'ai laissé paraître :p
Bah je dis ce que je pense c: et nooooon pas se fâcher sur discord D:
Alors du coup j'en profite pour un deuxième cleanup xD: l'étranger à la peau pâle (ok peut-être pas très dit) et Chris est noir, de plus l'étranger est de façon logique plus âgé qu'Alexandre tandis que Chris est du même âge qu'Alexandre, donc nope :p
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Re: I - Black Palace

le Sam 29 Déc - 15:21
Bon tant mieux ^^

Je parlais ici pour celui qui lis, même si ça vaut aussi pour ceux qui écrivent ^^ on peut être habitué à lire tout le temps avec le même pdv, et donc être plus déstabilisé quand on en découvre un nouveau
Je savais que sa mère était française et qu'il habitait aux USA, mais comme dans le rpg il sait bien parler français, je croyais qu'elle lui parlait souvent dans cette langue x'))
okk
Bon bah ok il n'est pas orphelin! xD
Et bien, j'aimerai bien savoir en quoi consiste cette entreprise quand tu l'auras développée ^^ je savais qu'Alex faisait plus ou moins des tâches ingrates, mais où aucune idée.
Okk pour les classements
Si tu le dis xD mais il ne pas parut violent ou insultant en tout cas x')
Ow D: ça me fait peur maintenant, que va-t-il arriver à petit Alexou? :'((
Le glauque se ressent, mais tout n'est pas forcément compréhensible pour tout le monde, c'est pour ça que c'est bien de faire lire à d'autres ^^
Comme je dis, je comprends que ça soit démotivant quand on n'arrive pas à faire comprendre ce qu'on veut, mais il ne faut pas se laisser abattre pour ça, si t'aimes écrire faut juste que tu continues, et tu t'amélioreras :3 c'est pour ça pour tout, et heureusement dans un sens, qu'on puisse s'améliorer! Hé, je ne sais pas si c'est le seul que tu auras, après c'est les vacances donc tout le monde n'est pas forcément présent :p après je suis la première mais bon peut-être pas la dernière xD
J'ai quand même mis des points positifs, car ton texte reste bien! Mais je voulais aussi pointer ce qui me dérangeait pour que tu t'en rendes compte et que tu corriges par la suite ^^ si je ne suis pas la seule à le dire, c'est un point que tu pourrais travailler, essayer de trouver un entre-deux entre le flou et le clair, comme, je trouve, c'est une particularité de ton écriture ^^
Ouf alors, te blesser n'était pas le but "^^
Aaah ok ^^ parce que j'ai hâte de le voir mwa :c xD
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Re: I - Black Palace

le Sam 29 Déc - 19:48
Oui en effet, après là ça dépend purement du lecteur donc en soit..
Héhé bah justement, il sait bien parler français.... mais pas grâce à elle! :p
Non x)
Oui x) enfin si je remet des moments dedans, bref. Enfin maintenant tu sais ^^
Certes mais justement il y a le message d'après.... Donc si il vient c'est bien que ses idées ne sont pas claires
C'est la seule question qui aurait du te rester après la lecture si je m'étais bien débrouillé x)
C'est vrai ^^ j'ai toujours fait lire à une seule personne donc comme elle me connaissait forcément c'était différent...
Oui certes, après ça a quand même un peu voilé le plaisir pour moi dans l'immédiat x)
Oui, c'est une bonne idée de le travailler ^^
t'inquiètes :p
Il arrivera, il arrivera x)
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Re: I - Black Palace

le Sam 29 Déc - 22:18
Yep
Ah bon? Ah aaah j'ai hâte de savoir grâce à qui ;D
Oui ^^
Ok, donc il faut que je me méfie de lui et de ce qu'il va faire à Alexou è.é
Bon, au moins, je me la poste quand même, parce que j'ai peur pour ce bout de chou Sad(
Ca y joue beaucoup alors, si elle connaît ton style ;p
Yep je comprends '^^
Vi :3
Ouiii gne veux le voir :3
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Re: I - Black Palace

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