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Les errances

le Jeu 22 Fév - 15:08
Sujet réservé à tous les élèves errant au gré des couloirs, sans réel but. Ici, tous peuvent se croiser! Vous pouvez écrire ce que vous voulez quand vous voulez dans cette partie xD
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Re: Les errances

le Ven 13 Avr - 20:13
Kapuzcina XXXVII

J'ai pour habitude (après m'être lavée et mise en pyjama), à chaque soir (comme c'est le cas maintenant) d'errer dans les couloirs du dortoir, pour converser avec Amarok, ou tout simplement pour me détendre. Le week-end est passé assez vite. Je crois que j'ai dû bien en profiter, aujourd'hui. J'ai travaillé durant tout le samedi (mes devoirs ont été entrecoupés des combats) et un peu le matin. Après, j'ai discuté avec mes parents par webcam avec mon ordinateur portable ; Kyla, Gabriel et moi avons pu enfin nous retrouver tout les trois (on n'attendais plus que ça, je crois) et j'ai rendu service à Djèdaïne. Hum ! Non je ne crois pas que cela se prononce comme ça...c'est plutôt... Djèdaine ou bien... Zut ! Je vais pas me compliquer l'existence.
Ce samedi, j'avais donc aperçu Naoko et Jaiden trempés. Je me suis excusé à eux et leur avait demandé si je pouvais les sécher. Naoko avait réfuté très gentiment ma proposition en expliquant qu'il devait aller se changer car il avait tendance à tomber malade très facilement. Et il était parti sur ces entrefaites. Quand à Djè...hum ! Elle avait accepté et avec plaisir, j'engloutis toute l'eau qui la recouvrait. Ensuite, j'avais pensé qu'on discuterait mais il n'en fut rien. Elle est partie en s'excusant. Lorsqu'elle m'a quittée, elle semblait assez irritée. J'ignore bien pourquoi. Mais bon ! Cela ne me regarde pas trop. Je me suis donc retrouvée seule dans la cours, avant d'aller dans ma chambre et de m'y changer. J'étais donc revenu au gymnase, mais j'étais stupéfaite de savoir que l'ambiance s'était refroidie. Eko est venu me voir en premier en me demandant si c'était bien moi qui avait déclenché la pluie, ce à quoi je lui répondit affirmativement. Il en fut tout content et m'expliqua par la suite que je lui ai apparemment permit de gagner. Les profs sont venus me voir à leur tour et m'ont posé des tas de questions sur le phénomène météorologique que j'ai produit. Puis, devant mes réponses, ils ont commencé à m'avertir que je ne devais pas recommencer cela car j'ai aidé de manière injuste quelqu'un dans son combat et l'a rendu quelque peu inégal. En gros, c'est comme si Eko avait triché avec ma complicité. Je leur répondit avec un ton respectueux que cette pluie n'était pas volontaire et que de toutes manières, s'il aurait fallu se battre avec un éventuel adversaire, il nous faut unir nos pouvoirs afin de le déstabiliser au mieux. Ils m'ont pardonnés, déjà du fait que j'avais quand même raison dans ma défense et aussi parce qu'ils me connaissent comme une élève exemplaire et sérieuse. Enfin voilà...
Depuis samedi après-midi, je n'ai plus revu Piotrek. Je ne sais pas du tout pourquoi, d'ailleurs. Mais je crois me souvenir qu'il devait partir assez tôt et que sa sœur devait rejoindre l'Académie demain matin. Tant mieux ! J'ai hâte de la connaître !
J'ai laissé Amarok dans ma chambre, en compagnie de son confrère Tayö. Il ne m'accompagne jamais quand j'erre dans les couloirs. Il veut être respectueux envers moi, et ça, j'en suis très admiratif. J'aime beaucoup l'attention qu'il a en moi.
Je lève la tête et avise Naoko. Je songe :
"Tiens ! Djadène n'est pas là ?"
Je m'approche d'eux en leur disant :
_ Salut ! Comment ça va depuis hier ?
_ Ah, Kapuzcina ! Euh...oui oui, ça va.
_ Tu t'es remis de la pluie que j'ai créée ?
_ Ouais, mais en fait...
_ Oui ?
_ Je vais en profiter que Jaiden soit partie quelques instants pour te remercier.
_ De quoi ?
_ Ben de la pluie que tu as faite. C'est parce qu'au moment de la discussion qu'on a eu avec Jaiden, j'étais un peu mal à l'aise mais ta pluie m'a...euh..remit les idées au clair donc...ben merci !
_ Oh de rien ! Je ne savais pas que je t'avais rendu service ! Généralement, ma pluie n'est pas censée être utile de cette manière.
_ J'imagine... Mais euh...attends Jaiden arrive. Pas un mot !
_ D'accord.
Effectivement, Djadène déboucha de l'angle du couloir et dit à Naoko :
_ Désolée, c'était pas trop important et...oh ! Salut Kapuzcina ! Comment ça va ?
_ Super bien, et toi, depuis hier ?
_ Oui oui !
_ D'ailleurs, je voulais vous demander quelque chose ! Commençais-je.
Je pris un air espiègle :
_ Qu'est-ce que vous mijotiez dehors hier soir ? Bon bien sûr, si c'est trop indiscret, dites le moi !
_ Nan nan, t'inquiète ! En fait, on voulait simplement "fuir" les combats, parce que cela ne nous plaisait pas trop. Répondit Djadène
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Re: Les errances

le Ven 13 Avr - 21:47
J'attend Jaiden à son étage, on va courir aujourd'hui, mais elle devait aller faire quelque chose avant de partir. J'essaye de ne pas trop pensé à hier, j'ai profité de la pluie pour aller en douce dans ma chambre, j'était fatigué mais je n'ai pas beaucoup dormi ... Yamori m'a réprimandé car je l'avais laissé seule et que j'avais séché mon match, elle m'a dis " à cause de ça je me suis sentis mal toute le reste des combats, les autres me jugeaient ! ". Je l'ai ignoré, mais j'ai eu l'impression qu'elle avait vécu le même calvaire que moi au final .
Perdu dans mes pensés j'entend une voix
- Salut ! Comment ça va depuis hier ?
Kapuzcina !
- Ah, Kapuzcina ! Euh...oui oui, ça va.
- Tu t'es remis de la pluie que j'ai créée ?
- Ouais, mais en fait...

J'ai envie de la remercier, ça pluie était l'occasion parfaite pour moi de m'esquiver, mais je ne sais pas comment amener le sujet ... J'aimerais pas Jaiden sâche j'était mal hier...
- Oui ?
- Je vais en profiter que Jaiden soit partie quelques instants pour te remercier.
- De quoi ?
- Ben de la pluie que tu as faite. C'est parce qu'au moment de la discussion qu'on a eu avec Jaiden, j'étais un peu mal à l'aise mais ta pluie m'a...euh..remit les idées au clair donc...ben merci !
- Oh de rien ! Je ne savais pas que je t'avais rendu service ! Généralement, ma pluie n'est pas censée être utile de cette manière.
_-J'imagine... Mais euh...attends Jaiden arrive. Pas un mot !
- D'accord.

Jaiden se montre et commence par s'excusé pour l'attente :
- Désolée, c'était pas trop important et...oh ! Salut Kapuzcina ! Comment ça va ?
- Super bien, et toi, depuis hier ?
- Oui oui !
- D'ailleurs, je voulais vous demander quelque chose !

Kapuzcina prend un aire espiègle,
Oh non, elle va parler du fait que je l'ai remercié pour la pluie ?
- Qu'est-ce que vous mijotiez dehors hier soir ? Bon bien sûr, si c'est trop indiscret, dites le moi !
- Nan nan, t'inquiète ! En fait, on voulait simplement "fuir" les combats, parce que cela ne nous plaisait pas trop.
Répondit Jaiden
-Eh,eh, c'est un peu moi qui est emmené Jaiden dans ma fuite ...
-Tu rigoles ? Tu serais jamais partie si je t'avais pas forcé !
- Bien sûr que si, il n'y avait pas moyen que je me batte !
- Tu t'es bien battu contre Faustine !

Un silence ... Jaiden parle de Faustine de manière légèrement trop détendu, un mal aise s'installe ... Mon amie regarde donc Kapuzcina, qui est parmi nous trois celle que Faustine à le plus "traumatisé".
- Je comprends, tu ne t'es pas encore remise,
- Ce n'est pas ça, Faustine ne me fait pas peur, c'est un sujet de conversation comme ... Oui, un sujet de conversation comme tous les autres !
-Oui, c'est ce que j'allais, dire enfaite, je n'ai pas reparlé de Faustine depuis Lundi, et je refuse que ça me laisse une marque, tu comprends ? Je voulais en parler avec toi car tu es la seule qui puisse te mettre à ma place .
- Oh, tu aurais pu venir me voir plus tôt tu sais !
- Je ne pense pas que j'étais vraiment prête pour en parler avant ..


Je me sens légèrement à l'écart de la discussion, mais c'est normal, Faustine ne s'en est pas vraiment pris à moi comparé aux filles. Je culpabilise toujours de ne pas avoir pu aider Jaiden quand elle en avait besoins, et j'éprouve une sincère pitié pour ce qu'a vécu Kina ... Dire que moi je paniquait juste parce que je me sentait mal à l'aise hier , quel gamin ...

Jaiden et Kapuzcina continuait de parler de Faustine :
- J'aimerais faire quelque chose pour que les autres élèves soient en sécurité ... S'exclame Kapuzcina
- Et moi pour que Faustine sois jugé pour ses crimes !! Cohabité avec un assassin va à l'encontre de toute moral !

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Re: Les errances

le Sam 14 Avr - 0:18
Kapuzcina XXXVIII

C'est alors que Djadène dit à Naoko, au plein milieu de la discussion :
_ Tu t'es bien battu contre Faustine !
Un vide vocal s'installa, uniquement troublé par les bruits divers du couloir, qui ne comporte que nous à cet étage. Il m'a suffit d'entendre le prénom Faustine pour ne plus rien dire, me rappelant trop l'événment qu'elle m'a fait subir. Mais ce qui me gêne le plus, c'est que Djadène venait de parler de cette dégénérée le plus naturel du monde possible. Elle reprend donc, en me regardant :
_ Je comprends, tu ne t'es pas encore remise.
_ Ce n'est pas ça. Faustine ne me fait pas peur, c'est un sujet de conversation comme ... Oui, un sujet de conversation comme tous les autres ! Répondis-je, tentant de passer outre les mauvais souvenirs...
"Il ne faut plus penser à cela ! Il faut absolument tourner la page !!"
_ Oui, c'est ce que j'allais dire. En faite, je n'ai pas reparlé de Faustine depuis Lundi, et je refuse que ça me laisse une marque, tu comprends ? Je voulais en parler avec toi car tu es la seule qui puisse te mettre à ma place.
_ Oh, tu aurais pu venir me voir plus tôt tu sais ! Lui assurais-je.
_ Je ne pense pas que j'étais vraiment prête pour en parler avant...
_ Ah, je comprends. Ne t'inquiète pas là-dessus, il n'y a pas de souci. Mais saches que tu peux venir me voir n'importe quand pour me parler de ça, si tu veux ! Alors n'hésite pas !
_ D'accord. J'y penserais, la prochaine fois. Merci !
_ Je t'en prie !
Et, repensant à tout ce qui avait attrait à Faustine depuis la rentrée, je m'exclamais :
_ J'aimerais faire quelque chose pour que les autres élèves soient en sécurité !
_ Et moi pour que Faustine soit jugée pour ses crimes !! Cohabiter avec un assassin va à l'encontre de toute moral !
_ Tu as raison ! Mais je n'ai pas l'impression qu'Ekinow soit conscient de cela. D'ailleurs, je ne vois vraiment pas pourquoi il a voulu l'héberger, très sérieusement. Lorsque j'ai entendu sa volonté de la laisser ici, je me suis dit : "A-t-il perdu la tête ?". Néanmoins, je me rappelle aussi que je me suis dit que si Faustine venait nous chercher des noises, elle pouvait venir ! Et bien ! Je me trouve fort bien prétentieuse ! Car oser affronter Faustine en pensant que l'on y gagnera quelque chose, c'est totalement impossible. Mais je ne connaissais pas ses capacités, voilà pourquoi je raisonnais comme cela.
_ J'ignore moi aussi pourquoi on a accepté une psychopathe telle que Faustine ici ! De toutes manières, c'est dénué de tout sens !!
_ C'est certain ! Tu sais que j'en fais des cauchemars, de ce qu'il m'est arrivé ? Depuis plusieurs jours, cette histoire me travaille et divers rêves me tourmentent de jour comme de nuit. J'essaie de passer à autre chose mais comment effacer de la mémoire quelque chose qui nous marquera à jamais ? Un traumatisme ne pourra jamais être oblitéré d'une vie ! Lui racontais-je.
Je pensais alors à Naoko, qui suivait la discussion mais qui n'y participait pas. Et lui ? Que peut-il en dire ? Ou en penser ? Il a forcément son mot à dire sur la question !
"Je trouve que Naoko est décidément un garçon hors du commun..."
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Re: Les errances

le Sam 14 Avr - 0:51
- C'est certain ! Tu sais que j'en fais des cauchemars, de ce qu'il m'est arrivé ? Depuis plusieurs jours, cette histoire me travaille et divers rêves me tourmentent de jour comme de nuit. J'essaie de passer à autre chose mais comment effacer de la mémoire quelque chose qui nous marquera à jamais ? Un traumatisme ne pourra jamais être oblitéré d'une vie !

Kapuzcina me lance un bref regard que je ne réussi pas vraiment à décrypter , mais je ne cherchait pas vraiment à le faire . Je préfère ne pas y penser et les laisser parler. Je vois que de s'exprimer sur ce sujet fait plaisir à Jaiden, elle avait besoin de se confier un peu et entendre l'avis de quelqu'un d'autre . Peut être que c'est ça qu'elle me reprochait ? De ne pas pouvoir avoir des conversations d'égal à égal ...

Jaiden s'offusque :
- Tu fais des cauchemars ? Moi aussi, j'en ai fait un le soir de notre rencontre, mais je crois dure comme fer qu'on peut combattre ça ! Un traumatisme c'est juste un obstacle qu'il faut franchir pour pouvoir avancer !
-Oui,  tu as raisons !
-Ils faudrait qu'on discute plus souvent je pense ! C'est agréable de pouvoir s'exprimer !
-En effet, ils faudrait qu'on se parle de manière plus fréquente !

J'ai sentis la dernière phrase de Jaiden comme une remarque à mon égard, mais c'est mieux d'ignorer ....
-Par contre désolé Kina , on va devoir y aller si on veux pouvoir faire une bonne heure de course !
UNE HEURE ? Je tiendrais jamais elle est malade !
-Fait pas cette tête Naoko, tu pourras marcher si tu n'arrive pas à suivre
-Ah, mais je suivrais !
-Je comprends que vous devez y aller .
explique Kapuzcina, Alors à demain et bon sport .
-A demain
Nous lançon à l'unissons pendant qu'on se dirige vers les escaliers .

* * *
-Du coup on va passé par où, Je demande à Jaiden devant le portail 
-Lyon street, Green street, Gough street et enfin Lombard Street puis on suis juste le chemin jusqu'à Olympium ! 

Je vais faire comme si je connaissais le nom de ses rues .... 
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Re: Les errances

le Dim 29 Avr - 9:09
Kapuzcina XXXIX

Jaiden s'exclame :
_ Tu fais des cauchemars ? Moi aussi, j'en ai fait un le soir de notre rencontre, mais je crois dur comme fer qu'on peut combattre ça ! Un traumatisme c'est juste un obstacle qu'il faut franchir pour pouvoir avancer !
"Je me demande bien jusqu'où c'est possible..."
_ Oui, tu as raison ! Lui dis-je, machinalement.
_ Il faudrait qu'on discute plus souvent je pense ! C'est agréable de pouvoir s'exprimer !
J'approuvais, de manière sincère, cette fois :
_ En effet, il faudrait qu'on se parle de manière plus fréquente !  
_ Par contre désolé Kina , on va devoir y aller si on veux pouvoir faire une bonne heure de course !
Naoko paraît stupéfait, voire même plus que stupéfait de ce que Jaiden vient de déclarer précédemment :
_ Fais pas cette tête Naoko, tu pourras marcher si tu n'arrive pas à suivre
_ Ah, mais je suivrais ! Assure-t-il.
_ Je comprends que vous devez y aller. Alors à demain et bon sport ! Souhaitais-je.
_ A demain ! Saluèrent-ils à l'unisson, avant de se diriger vers les escaliers.
Je les regarde tourner au coin du couloir puis reprend ma marche dans les couloirs. Perdue dans mes songes, je me mets machinalement à descendre les escaliers et les étages. Je sentis soudainement la présence de mon élément quelque part. Je me penchas sur les mains courantes et leva la tête en haut, de façon à voir si éventuellement, des gouttes de pluie s'écrasait sur la fenêtre du plafond, qui était déjà, ma foi, bien loin. Ma question intérieure fut agréablement récompensée par des bruits d'éclatement de goutte d'eau sur le velux. Néanmoins, je décidais de ne pas sortir dehors. D'ailleurs, la nuit commençait à tomber. Bien sûr, je crois me souvenir que j'avais déjà profité de plusieurs pluies nocturnes pour sortir dehors, dès mon jeune âge mais là, je n'ai pas trop envie d'utiliser mon pouvoir, puisqu'il a déjà été trop utilisé samedi après-midi, n'est-ce pas...
J'étais finalement descendu jusqu'au rez-de-chaussée, quasiment vide. Je me retrouve en face de la porte qui m'avait jadis violemment poussée dans les escaliers extérieurs lorsque Kalys était sortie du bâtiment, à la rentrée. Je me rappelle alors que j'avais effectivement cette cage d'escalier quant j'avais fini mon entretien avec le directeur. Je regardais à ma gauche et à ma droite. Il n'y avait personne. Les lumières étaient pourtant allumées. J'adore ces moments de solitude, quand tout est calme et qu'il n'y a plus personne. Je pars à gauche lorsque, sur le mur en face de la sortie d'escalier, je vois une affiche jaune, sur laquelle il y est inscrit en gros "Club de Combat". Intriguée, je m'en approche et la parcourt des yeux.

CLUB DE COMBAT
Tenu par Nils

Vous ne voulez plus que l'on vous prenne pour un(e) lâche ? Voulez-vous savoir comment se battre ? Voulez-vous avoir plus d'aptitudes au combat ? Peut-être savez-vous déjà vous battre...ou peut-être ne le savez vous pas encore...alors n'attendez plus puisque c'est une bonne raison pour venir vous entraîner ! Vous pourrez vous perfectionner et améliorer vos capacités de combat !
Je vous attends avec impatience !
Nils

"Tiens ! Intéressant ! Je n'avais jamais pensé à m'inscrire à un tel club ! Auparavant, j'imaginais des tas de choses étranges, comme quoi ces clubs n'étaient fait que pour les garçons brutes qui cherchaient à se tabasser (la logique d'une fille de 11 ans quoi). Mais bon, déjà, ma manière de penser a évolué premèrement. Et deuxièmement, étant donné les circonstances du combat d'hier, je pense qu'il serait peut-être bien de faire améliorer mes capacités de combat. J'ai peut-être tout faux dans ma manière de me battre. J'ai sûrement des choses à apprendre..."
Et reprenant mon chemin, je me baladais toujours dans l'internat, goûtant le silence de manière profonde...
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Re: Les errances

le Dim 29 Avr - 9:15
Je vais peut-être mettre un message inutile mais tant pis ! J'en avais envie ! ^^

Kapuzcina XXXIX. Outtake

J'étais finalement descendu jusqu'au rez-de-chaussée, quasiment vide
Je me retrouve en face de la porte qui m'avait jadis violemment poussée dans les escaliers extérieurs lorsque Kalys était sortie du bâtiment, à la rentrée. Je me rappelle alors que j'avais effectivement cette cage d'escalier quant j'avais fini mon entretien avec le directeur.
Je regardais à ma gauche et à ma droite.
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Re: Les errances

le Ven 4 Mai - 8:50
Première partie d'un diptyque qui se poursuivra dans le sujet Salle de Musique ^^

Kapuzcina LX. Part 1

J'étais toujours en balade dans les couloirs de l'internat et le bruit de la pluie dehors me faisait un bien fou. J'étais relaxée et entièrement à l'aise, comme si les souffrances des jours précédents s'étaient effacés. Je m'arrête face à une petite salle où une table ronde se trouve au centre et plusieurs fauteuils attendent, impassible, que quelqu'un daigne s'asseoir sur eux. C'était le coin de discussion. De nombreux journaux se trouvaient sur la table centrale. Des journaux en langue anglaise. De toutes manières, à chaque fois que j'essaie de les lire, je n'y parviens qu'à grand peine. Pour comble de malheur, je n'aime pas l'anglais et je suis dans une académie implantée en plein territoire américain ! Mais je suis bien forcée à l'accepter. Cela fait sept ans que je suis ici, j'ai fini par m'y habituer, même si ce n'est pas toujours très simple.
Je prends place sur l'un des quatre sofas, tout tranquillement. Je goûte de ce voluptueux moment de détente, avant que la nuit complète ne s'installe et que notre voyage temporel jusqu'à demain ne commence... Oui, j'adore m'exprimer par métaphores, c'est tellement drôle ! Et puis...non, je ne vais pas m'étaler sur toute une philosophie sur les figures de styles, ce n'est pas trop le moment.
Je me détends intégralement sur le siège et laisse tomber ma tête sur le dossier. C'est tellement agréable !
Je crois avoir entraperçu, en avisant une fenêtre, une jeune fille qui dansait en faisant du roller. J'ai cru la voir avoir un casque sur sa tête...elle devait écouter de la musique... Tiens ! Je pourrais repenser à une musique moi aussi ! Autant profiter de l'instant présent... Pourquoi pas...oui...après tout c'est un bon instrumental celui-là.
Je me remets en tête The Top of the Morning de Mike Oldfield, musique toute droite venue de Tubular Bells III un morceau entièrement joué au piano. Je laisse aller mon souvenir quand soudainement, je crus entendre le morceau mais dans la réalité. Je relève la tête et concentra mon attention sur ce qui était en train de se jouer.
Une musique paradisiaque, exécutée sans aucun doute d'une main de professionnelle planait dans l'air. C'était une mélodie incroyablement douce et rythmée à la fois.
_ La salle de musique ! Elle n'est pas loin ! Me rappelais-je.
Je me relevais et quitta précipitamment le coin de discussion. Avisant une montée d'escaliers, je mis engagea sans discontinuer. Puis, j'arrivais dans un autre couloir où la porte du fond mena à ladite salle. Je ne m'y précipitais pas, sachant que le bruit de mes pas allait forcément perturber le pianiste. Je marchais doucement et sans faire aucun bruit. Enfin, j'arrivais sur le seuil et passa un regard furtif à l'intérieur de la salle, avant de m'adosser contre le mur du couloir.
Hiver !!

Suite à la seconde partie
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Re: Les errances

le Sam 15 Sep - 2:07
Kapuzcina LI - Part 1

Kapuzcina LI - Part 2:
Il nous a fallu, je pense un peu plus de temps pour retrouver la balise que pour rentrer à l'Académie. En réalité, je connaissais un peu le chemin, ce qui nous a permit de nous retrouver dans la clairière, où des professeurs nous attendaient. Nous leur remîmes notre papier tamponné, par quoi ils répondirent :
_ Félicitations, jeunes filles ! Le self est ouvert, on vous conseille d'y aller ! Il est déjà près de midi dix !
Déjà ?? Nous sommes restés bien plus de temps que je ne l'aurais cru ! Enfin bon...je dis ça mais c'est à chaque année la même chose, je m'étonne toujours de la durée de notre escapade ma foi bien sympathique, hormis les combats, qui me semble toujours courts et qui sont, en réalité, trois à quatre fois plus longs que ce que vous ne pouvez penser.
Jaiden et moi, nous déjeunèrent toutes les deux. Je n'avais pas vu ni Hiver ni Naoko. Ils ont certainement dû terminer plus tôt que nous. Je fis partager ma remarque à mon amie :
_ Dis-donc, j'ai regardé partout autour de moi mais je ne vois aucune trace de Hiver ou de Naoko.
_ Oui, j'y ai pensé moi aussi. Ils ont dû trouver la balise avant nous...
_ Ou peut-être après nous, qu'importe ! Le principal, c'est que je compte m'excuser immédiatement après le repas ! Je n'en peux plus de rester dans un état moral pareil, alors qu'Hiver a, pour l'instant, perdu totale confiance en moi.
_ Tu as peut-être raison mais ne crois-tu pas qu'après tout les efforts que nous venions de prendre pour l'entraînement, tu devrais te reposer ?
_ Non. Le repos viendra après ! J'ai encore assez d'énergie pour aller jusqu'à sa chambre, tout de même !
_ Comme tu voudras. Fit-elle.
Cependant, même si j'étais pressée de vouloir demander pardon à Hiver, ce n'était pas pour autant que je devais manger rapidement. Il fallait que je me tranquillise. J'avalais et savourais mes bouchées en toute tranquillité, initiative qu'Amarok salua.

Kapuzcina LI - Part 3

J'avais ainsi décidé, après approbation directe de Jaiden, de raccompagner cette dernière dans sa chambre. Nous avions toutes les deux bien mangés, et je pense que cela nous a fait du bien, dans la mesure où cela a calmé notre faim, mais pas notre fatigue. En tout cas pas pour moi. Dès que nous arrivâmes sur le seuil de la porte de son dortoir, Jaiden me dit :
_ Bon ! Je vais prendre du repos. Et si je puis me permettre, tu devrais faire de même.
_ Je verrais bien, écoute ! Ma priorité première, c'est de m'excuser à Hiver. Je ne peux pas la laisser dans un tel état de colère intérieure envers moi tout autant que je ne peux me laisser dans un état de tourmente mentale.
_ D'accord. Eh bien...à la prochaine !
_ Oui, à bientôt ! La saluais-je.
Puis, après qu'elle eut fermée la porte, je me dirigeais vers la chambre de mon amie française, cette fois-ci. Mais l'absence d'ami(e)s a mes côtés ne m'arrangeait pas. Lorsque j'avais Jaiden avec moi, je me sentais bien, un peu ragaillardie. Tandis que là, même si je n'ai qu'Amarok qui m'accompagne, je sens que l'épuisement me gagne un peu plus rapidement que s'il ne l'aurait fait alors que j'étais en compagnie de Jaiden. Et plus j'avançais vers chez Hiver, plus cette fatigue se faisait sentir.
Tout d'un coup, les images sombres et morbides de la partie finale de mon affrontement avec Faustine me revinrent à l'esprit. M'arrêtant, je m'appuyais sur le mur droit, afin de tenter de reprendre mes sens... Le voile noire, ma vie qui défilait devant moi, l'odeur du sang...de mon sang...les traces rouges laissées sur mon coup, le manque cruel d'air. Mais tout cela n'était-il pas une pure hallucination, justement provoquée pour aider plus facilement mon esprit à me faire croire que mes capacités vitales avaient disparues, en d'autres termes, me faire croire que je mourais ? Ces sentiments d'achèvement de mon existence n'étaient-ils pas artificielles ? Maintenant que j'y pense, cela semble presque possible mais au moment où je l'ai vécu, c'était tellement réel que je ne savais pas comment le décrire. A cet instant présent, que dire ? Tout ceci paraissait empreint de quelque chose qui ne venait pas directement de ma pensée mais plutôt...
"Kapuzcina ! Je vois bien que tu es fatiguée. Un demi-million de pensées t'agitent l'esprit et ça, ce n'est pas bon du tout après l'expérience que tu viens de vivre. Sois raisonnable ! Hiver n'acceptera sans doute pas des excuses venant de la part d'un mort-vivant !"
Le dernier mot de ma loutre me fit rire légèrement. Cela me donna un regain d'énergie, bref certes, mais suffisant pour que je puisse retourner dans mon appartement :
_ Tu...tu as raison, Amarok. Je devrais dormir. C'était stupide de ma part...enfin non...
_ T'inquiète pas. Je t'ai compris. Me rassura-t-il d'un clin d'œil.
Je lui répondis :
_ Qu'ai-je de la chance de t'avoir !
_ Je sais bien.
Et, tout deux, nous prîmes cette fois-ci le chemin de ma chambre. 5 à 10 minutes, j'étais devant ma porte et l'ouvrit en insérant la clef que je fis tourner plusieurs fois. J'avisais alors mon lit et, doucement, comme certains le font dans des publicités idiotes de matelas (et que vous avez certainement dû voir, en même temps, personne, même les autrichiens, n'ont pas été épargnés par ces promotions-qui-n'en-sont-pas), je m'en approchais et, à un certain moment, mes genoux touchant le bord du lit, je me laissa tomber dessus. Mes pieds dépassant de mon coucher, Amarok put me les délacer tout seul et je n'eus plus qu'à les enlever avec les chaussettes pour enfin m'allonger complètement et poser sereinement ma tête sur mon oreiller moelleux. Je m'endormis à la seconde même.

******************

Mes yeux s'ouvrirent instantanément, mais tranquillement. Amarok était tel un chat, roulé en une boule de poils près de moi, endormi. C'est si bon de sentir son pelage lisse et doux contre mon corps. Je le caressais amoureusement, sans le réveiller. Ainsi, je me rendis compte que Clem était elle aussi dans son lit et dormait profondément.
"Himmel ! (Ciel !) Mais quelle heure est-il ??"
J'avisais ma petite pendule sur la table de chevet :
"19h30 ! Il faut que j'y aille !"
Je descendis tout doucement de mon lit, sans bousculer ni toucher Amarok et sans réveiller non plus Clem. Je pris, dans une de mes paires de chaussures, mes Tropéziennes blanches et me les mit, avant de sortir dans le couloir. J'étais à présent aussi fraîche qu'une rose et avait passé un sommeil réparateur, qui, je n'ai pas honte de l'avouer, a duré près de 5 heures 30 !
Les dortoirs étaient curieusement silencieux. J'accourus alors jusqu'à arriver au couloir de l'appartement d'Hiver où, arrivé à cet endroit, je ralentissais l'allure et me mit à marcher doucement. Les occupants des chambres devaient sans nulle doute se reposer. Arrivant enfin sur le seuil de la porte entrouverte de la chambre de mon amie, je toqua, mais personne ne répondit. Je me risquais alors à pousser un peu plus le battant mais constata avec soulagement qu'elle n'y était pas, ni elle ni Blizzard. Cependant, mon regard fut immédiatement attiré par un petit ornement cloué sur le mur qui faisait face à la porte.
C'était une croix. Un crucifix. Une croix avec un homme fixé dessus, agonisant et saignant abondamment. Celui que certains appellent le "Seigneur Jésus-Christ". Je...je me suis jurée de ne pas croire à ces sottises, les trouvant comme réelles affabulations mais là...je ne pouvais pas résister à l'envie d'éprouver de la compassion et de la pitié pour cet homme que je ne connaissais pas et en qui je refusais de croire. Pourquoi n'y croyais-je pas ? Je ne sais pas...ou du moins n'ai-je plus envie de le savoir, tellement je me dis qu'il y a tout de même quelque chose que j'ai raté...quelque chose qui se trouve implicitement en ce crucifix mais que moi, simple adepte de la théorie déiste de Voltaire, je ne puis décrypter, ni identifier. Et ma conscience me jure par tout les moyens, en ce moment précis, que ce quelque chose de dissimulé en cette croix est bien plus merveilleuse et bien plus imprévisible que ce que je jugeais négativement. Je comprenais qu'il suffisait simplement de croire en ce crucifié pour comprendre ce message que je désirais ignorer, voulant vivre ma propre vie, sans les formalités ennuyeuses, douteuses et improuvables de la religion chrétienne. Mais j'ai gâché une partie de ma vie... J'aurais sans doute pu trouver quelqu'un qui me comprenait dans toutes les situations possibles où je n'allais pas du tout bien, je me serais sans doute confiée à lui en toute franchise et je me serais sans doute sentie bien mieux après ça...Mais pourquoi ne l'ai-je pas ait avant ?
Je recula, non pas par rejet et peur, mais pas crainte et par stupéfaction et ferma la porte de la chambre d'Hiver. M'adossant contre le mur qui lui faisait face, je murmurais, à l'adresse de cet Être Suprême que je croyais avoir abandonné, comme il l'avait fait avec nous :
_ Dieu...si...si tu nous regarde encore...si tu poses encore un temps soi peu ta vision sur nous, alors entends moi. J'ai commis une des plus grosses fautes de mon existence et au-delà de ça, je ne cesse de souffrir mentalement des traumatismes que Faustine m'inflige. Dieu, je t'en prie, fais quelque chose ! Aide-moi, sinon, je ne tiendrais plus le coup !!
Et les mots laissaient place aux paroles. C'était le moment tant attendu où je craquais enfin, pour le meilleur. Tout d'un coup, j'entendis derrière moi :
_ Kapuzcina ?
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Re: Les errances

le Ven 28 Sep - 21:15
J'erre dans les couloirs aux côtés de Blizzard, en direction de ma chambre. Je suis passée voir ma tante, qui m'a soignée et conseillée de rester au lit le temps d'un rétablissement complet. Mon dos devrait bientôt aller mieux avec ses soins, mais je n'ai pas été ménagé. Mon bras, aussi, me fait toujours un peu mal. Je vais suivre les conseils de l'infirmière pour être complètement soignée; mes parents seront sûrement très inquiets si je mets du temps à me rétablir. Rien que l'idée de me savoir blessée les énerverait. Mais c'était pour une bonne cause. Je suis en tout cas pressée de me reposer.
Arrivant à ma chambre, je remarque que Kapuzcina y est. Les lèvres remuant doucement, les mains jointes, j'entends des bribes de paroles s'échapper de sa bouche, faibles, mais audibles. Je m'arrête de marcher, surprise de sa venue, tandis que mon totem bondit immédiatement près d'elle, les crocs en avant, les pupilles rétrécies en deux fentes. La jeune fille recule d'un pas, effrayée devant la bête se cabrant et faisant rouler ses muscles sous sa peau.
"Que faites-vous ici?! feule-t-il télépathiquement. Pourquoi êtes-vous devant la porte de Hiver? Vous n'avez aucun droit de venir lui parler!"
Avançant doucement comme s'il s'apprêtait à sauter sur une proie, il force Kapuzcina à reculer à nouveau d'un pas tremblant.
"Vous avez de la chance que nous soyons dans une Académie, je vous aurai sinon déjà sauté à la gorge. Mais je n’hésiterai pas à le faire si vous insistez à rester."
Silencieuse, je regarde la scène sans rien dire, deux pas en arrière, écoutant seulement Blizzard prendre ma défense. Je n'ai pas à intervenir, il fait ce qu'il a à faire. Je n'ai même pas à poser mon regard sur cette inconnue.
"Je... Je voudrais m'excuser! s'exclame-t-elle, paniquée. Je ne voulais pas déranger, je voulais juste voir Hiver pour lui présenter mes excuses...!"
Mon totem continue à grogner tout en avançant lentement. Kapuzcina m'envoie un regard désespéré.
"Hiver! Je suis désolée pour ce que je vous ai dit ce matin... Je suis vraiment désolée !"
J'ignore si elle me dit cela sous la pression causée par la menace de Blizzard, ou bien si ses excuses sont sincères. Il n'y a qu'une manière de le savoir. Je m'approche d'eux en me positionnant à la hauteur de mon totem, mon regard glacé la toisant durement.
"Calme toi, Blizzard. Je veux écouter ce qu'elle a à dire."
Surpris, il cesse pourtant son grognement et se redresse en agitant les oreilles, se retirant d'un pas, mais continuant de surveiller la jeune femme d'un oeil mauvais.
"Vous êtes donc venues pour vous excuser? je demande en haussant un sourcil, le menton relevé.
- Oui, répond-elle plus calmement. Je... je suis vraiment désolée pour m'être énervée ce matin, j'ai dit des choses horribles que vous ne méritiez pas, je n'étais pas dans mon état normal et... et ce n'est même pas une raison, mais je tenais vraiment à m'excuser..."
Elle s'incline légèrement, les mains jointes et le regard dirigé vers le sol. L'oeil perçant, j'analyse chaque mot prononcé ainsi que sa posture. Elle a tout pour que je pense qu'elle s'excuse véritablement, mais mes parents m'ont bien trop mis en garde contre les personnes peuplant ce monde... Certaines sont capables d'abuser de la gentillesse et de la confiance des autres, en les manipulant avec des mots vides pour eux. Mais, si elle est véritablement sérieuse, je me dois d'accepter ses excuses.
"Dites-moi, Kapuzcina... étiez-vous en train de prier?"
Elle relève la tête, surprise de ma question. Je suis sûre de ce que j'ai entendu, mais j'ai besoin de la confirmation de sa part.
"Oh, je... Oui, je priais... murmure-t-elle, gênée que je l'ai entendue.
- Vous aviez parlé de Dieu. Êtes-vous chrétienne ? je demande, mes yeux s'illuminant d'espoir."
Si c'est le cas, si elle l'est... Alors cela changerait tout. Elle détourne les yeux à ma question, toujours aussi gênée.
« Eh bien euh... non, je... je suis déiste... Mais, à vrai dire, reprend-elle en voyant mon visage s'assombrir, la religion chrétienne m'intéresse, je voudrais bien en savoir un peu plus! Et, il me semble que vous l'êtes...?"
Je passe ma main autour de mon cou pour y attraper le fil de mon collier et y faire sortir le pendentif en forme de croix en bois caché sous ma robe.
"Oui, évidemment, je lui réponds comme si c'était une évidence. Je suis ravie que vous vous y intéressiez."
Je lui adresse un sourire sincère.
"Vous voudriez en parler?
- Si cela ne vous dérange pas, oui.
- Bien sûr que non cela ne me dérange pas, au contraire, c'est avec grand plaisir. Si cela peut vous aider et vous ouvrir les yeux sur cette religion..."
Ma voix s'assèche à la fin de ma phrase.
"... même si vous pratiquez une autre religion."
Kapuzcina paraît presque désolée que je sois si dure en prononçant ces derniers mots. Prenant conscience de cela, je m'incline légèrement pour m'excuser.
"Veuillez me pardonner pour avoir pris ce ton. A vrai dire, j'ai du mal à comprendre les gens qui ne sont pas chrétiens... Dieu nous a créé, nous a donné la vie, ne devrions-nous pas tous l’être ? Certains le renie en étant athée, d'autres créent et vénèrent un ou plusieurs Dieux inexistants, pratiquant une autre religion , alors qu'ils se trompent de divinité... Nous devrions tous remercier Dieu pour tous les bienfaits qu'il nous a apporté. Il est notre Père, il est unique et est amour. Il nous assure le bonheur dans l'au-delà, et nous aide à surmonter le Mal qui sévit dans notre monde."
Je porte doucement mes deux mains sur mon coeur tout en fermant les yeux.
"Il nous aime, qui que nous soyons, alterné ou simple humain, et nous pardonne, nous accompagne toute notre vie dans ce monde jusqu'à notre dernier souffle. Il pardonne et rend sa dignité à l'homme pêcheur. Malheureusement..."
Je rouvre mes yeux bleus, teintés d'une tristesse profonde.
"Malheureusement, le mal habite certaines personnes, à cause de Satan, mais aussi à cause de l'ignorance de Son existence, mettant du désordre dans sa création qu'Il nous a confiée, et ne respectant par l'ordre établi par Lui. Dieu est bon, il pardonne aux pêcheurs, mais ils sont nombreux, bien plus nombreux de nos jours qu'auparavant... Beaucoup ne lui montrent aucun signe de gratitude, ne le considèrent pas comme leur Père, bafouant la paix qu'Il a établi, les valeurs qu'Il nous a transmises. Les Hommes deviennent de plus en plus ingrats au fil des décennies, certaines générations n'apprenant même pas Son existence au cours de leur vie..."
Je serre fort la croix dans ma main, me forçant à ne pas flancher malgré la tristesse.
"Ce sont des âmes perdues, aveugles, qui n'ont plus le repère de Père pour les guider. Certains l'ont fait par choix, le mal ayant bien trop pris possession de leur être, d'autres n'ont simplement jamais eu le choix de ne pas croire en Lui, n'ayant jamais eu vent de son existence, en qui j'ai terriblement pitié. Ils n'ont personne pour les guider, pour leur donner espoirs, leurs inculquer les bonnes valeurs, et leur donnant du bonheur dans l'au-delà. Leurs âmes sont perdues à jamais... J'aimerai les aider du mieux que je peux."
Je remarque la mine décomposée de Kapuzcina. Je me reprends, lui souriant, comme j'en ai l'habitude.
"Je suis désolée si je vous ai attristée, c'est malheureusement l'affreuse vérité. J'ai eu de la chance d'avoir été éduqué sous l'oeil bienveillant de Dieu et d'en avoir conscience, et je veux continuer à vivre dans la foi comme chacun de nous devrait le faire."
Je m'approche de Kapuzcina en lui prenant les mains, mes yeux posés sur celles-ci. Ma voix ne devenant plus qu'un murmure, comme si mes mots sacrés étaient extrêmement intimes.
"Kapuzcina Mitzeronov, je vous en prie. Croyez donc en Dieu, gardez à l'esprit les bienfaits qu'il nous apporte, nous, ses fils et filles. Ne priez pas pour lui en l'attente de l'échange de quelque chose de Sa part, nous avons déjà tout pour être heureux, et Il nous apporte son aide quand nous en avons besoin."
Mon regard glacé se relève doucement vers l'adolescente, plongeant dans ses yeux aussi bleus que la mer. Brillant d'une lumière d'espoir, je ne la quitte pas d'une seconde, à tel point que je n'ose cligner des yeux. Mon cœur s’emballe en même temps que mes paroles.
"Je veux seulement vous apportez mon aide. Mon rapport envers Dieu est très particulier. Excusez-vous à ma personne et Dieu vous pardonnera. Mais croyez en Lui, et c'est alors bien plus qui vous sera apporté."
Sur les pointes des pieds, je rapproche mes lèvres près de son oreille, chuchotant encore plus doucement.
"Je veux croire en vous, Kapuzcina Mitzeronov. Ne me le faites pas regretter."
Quelques secondes passent silencieusement, puis, comme si de rien était, je me décale, les mains placées devant moi, le même sourire aimable dessiné sur mon visage. Je tiens les bords de ma robe pour m'incliner devant la jeune fille.
"Veuillez m'excuser, je dois me reposer dans ma chambre. C'était un plaisir de discuter avec vous. N'hésitez pas à revenir me voir si vous avez d'autres questions."
J'ouvre la porte de ma chambre en y adressant un dernier regard chaleureux, avant de la refermer.

ouah, grand chapitre pour Hiver! x') je vais pas le cacher, j'ai eu du mal à écrire ce chapitre, je ne sais pas si j'ai mis tout ce que je voulais, donc c'est possible que des modifications soient faites, que ça soit pour le caractère d'Hiver ou ses idées à la chrétienneté (comme je m'y connais pas hyper hyper bien). En espérant que vous ayez quand même apprécié ;D
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Re: Les errances

le Ven 12 Oct - 10:15
Kapuzcina LII

Je crois que je n'ai jamais vécu d'instant aussi proche avec une personne telle que Hiver. Il me semble même que cela m'a rassérénée. Je me sens bien mieux avec moi-même. Mais cette question de religion catholique me tourmente encore et toujours. Hiver semble la vivre jusqu'au bout des doigts, et le fait de savoir cela me pose question. Le christianisme catholique est-il vraiment un moyen de se ressourcer ? De voir les choses sous un bon angle ? Il va falloir que je me consacre à une étude de cette religion là, elle m'est, de minute en minute, intriguante.
Doucement et lentement, je quitte le couloir de la chambre d'Hiver et me dirige vers la bibliothèque de l'Académie, désireuse d'en savoir plus. Je regarde ma montre : 19h53 ! Le soir s'approche, en tout cas...
Je profite de la distance qu'il y a entre le dortoir et le CDI pour me relaxer. Maintenant que nous avons retrouvé une certaine amitié avec Hiver, il n'y a plus à s'inquiéter. La seule chose qui puisse me tourmenter encore un peu, c'est le fait que le totem de mon amie m'ait accosté de manière aussi dure qu'il ait pu le faire. C'était légitime, de toutes manières. Blizzard protège sa maîtresse et n'a évidemment pas été enthousiaste lorsqu'il m'a vu m'enrager contre Hiver. Il fait cependant avouer que ces instants où il m'a sévèrement tancé par télépathie ont été effrayants à vivre. Il sait comment s'y prendre, ce totem-là, pour faire peur aux autres !
J'entendis tout à coup des bruits de petites pattes qui courent. Je me retourne et aperçut Amarok, qui me courait après :
_ Kapuzcina !! Ah te voilà ! Bon sang mais pourquoi ne m'as tu pas averti que tu allais voir Hiver ? J'imagine que c'est ce que tu faisais !
_ Oui, exact. Ben, je n'ai pas voulu te réveiller, Amarok... Tu avais autant besoin de repos que moi...
Je m'arrête, laissant ma loutre me rejoindre, tandis que cette-dernière continue :
_ Bon, je peux te comprendre. Mais enfin ! Tu sais que me faire ce coup-là n'est pas très...
Puis il s'interrompt, conscient que mon état moral n'est plus le même que lorsque nous avions rejoint notre chambre. J'avais d'ailleurs failli lui adresser un regard qui aurait volontairement trahi mon état d'esprit.
_ Tu vas bien ? La...l'entrevue avec Hiver s'est mal passé ?
_ Au contraire ! Elle m'a livré une description très vivante de sa croyance et c'est de là qu'elle a accepté mes excuses. Je voulais tout justement me rendre à la bibliothèque pour tenter d'en savoir plus.
_ Attends ! Avant ça, on va sortir dehors et, bien calmement, dans la fraîcheur progressive du soir, tu vas m'expliquer entièrement ce qu'il s'est passé, ce que vous vous êtes dit et ce que tu ressens exactement après cette discussion que tu as entretenu avec Hiver !
_ Tu lis en moi comme dans un livre ouvert, Rorok !
Il ne nous fallut pas longtemps pour changer de direction (nous passâmes furtivement à côté de l'entrée d'une salle de permanence un peu bruyante, où certains élèves (dans lesquels j'ai reconnu Gabriel) tentaient vainement de travailler) et pour atteindre la cour, menant aux petits espaces verts (faisant office de parc) de l'Académie.  Quelques personnes y étaient déjà mais sans que cela nous procure une sensation de "parc bondé". Nous trouvâmes donc assez facilement un banc libre, assez isolé du reste des élèves présents dans le lieu. Je m'asseyais, soulagée, tandis qu'Amarok sauta sur le banc et s'assit à mes côtés.
_ Bien. Maintenant, raconte tout. Le banc peut même faire office de divan et je pourrais être ton psychanalyste !
Je fis un petit rire amusé, avant de lui dire :
_ Haha ! Non on va peut-être pas exagérer ! Je sais que j'ai appris ça en philosophie mais bon... Ta présence n'est pas intimidante !
Je me mis alors à lui exposer toute la scène que j'ai précédemment vécu, sans omettre aucun détail, du commencement de l'entrevue avec l'intervention de Blizzard jusqu'au départ d'Hiver dans sa chambre, en passant par ma volonté de connaître, voire même de devenir une chrétienne catholique ainsi que mes ressentis et mes réflexions sur ce sujet. On avait atteint 20h20, au final. Après un court silence où, pleinement satisfaite de ma longue (très longue !) déclaration, j'avais soupiré de soulagement (ça fait du bien de tout déballer à son totem !), Amarok me témoigna son avis :
_ Ecoute, Kina. Je pense qu'au point où tu en es, il est effectivement sage de trouver quelque chose qui puisse rendre ta vie morale et extérieure bien meilleure que celle que tu vis. Car, pour tout te dire, ces derniers temps, j'ai trouvé que (peut-être à cause de Faustine mais peut-être pas) tu n'étais pas sereine avec toi-même, que...quelque chose, si j'ose dire, te manquait quelque part. Et je crois que la religion catholique peut t'apporter cette part de sérénité et de tranquillité morale en ton esprit. Le yoga serait-il, lui aussi, un autre moyen de te relaxer ? Sans doute ! Néanmoins, tout cela dépend de toi et c'est à toi de faire tes propres choix. Sachant que tu vas avoir 17 ans dans pas longtemps, on arrive au moment où tu dois avoir une certaine opinion personnelle et originale, se détachant de celle de tes parents. Le moment était, je pense, bien choisi pour que tu fasse une telle rencontre et une telle découverte par rapport à tes futures orientations religieuses. Saches donc, Kapuzcina, que je te soutiendrais toujours, où que tu ailles et quoi que tu choisisses.
_ Merci, Rorok. Tu es vraiment le totem que tout le monde aimerait avoir ! Lui répondis-je en le caressant amoureusement.
Décidément, je ne pouvais me passer de Amarok ! Je crois que je suis l'alternée la plus heureuse de cette Terre !
_ Je t'en prie. C'est toujours un plaisir de t'accompagner, jeune fille ! Avoua-t-il. Et maintenant ? Que comptes-tu faire par rapport à ce que tu a vécu ?
_ J'aimerais bien me rendre au CDI pour voir s'il n'y a pas un ouvrage qui m'aiderait à mieux comprendre la religion catholique... Mais à l'heure qu'il est, ce serait mieux d'aller chercher Clem pour que nous allions au réfectoire. Il est plus que temps !
_ Tu l'as dis, Kina ! A table !
Et, nous mettant debout, nous pûmes apprécier lentement et agréablement les dernières fraîches effluves de l'air avant de rentrer à l'intérieur.
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Re: Les errances

le Sam 13 Oct - 12:10
 / DIMANCHE SOIR /



Un pas après l'autre, je suis Jaiden qui trottine à environ 10 mètre de moi . Aujourd'hui encore on fait un footing dans les alentours d'Olympium. "Un footing", c'est un grand mot. J'ai courus pendant seulement 8 minutes pour finir par ralentir ma cadences progressivement . J'avance à mon rythme, mais je ne pense pas qu'on puisse appeler ma démarche fatiguée "avancer" . Si j'ai encore la force de continuer c'est parce que je vois l'entré d'Olympium devant moi. Je dois avouer que ne pas passer pour un lâcheur devant Jaiden  me motive aussi .
Pour le moment je cour jusqu'à l'internat .

Une fois arrivé, je m'écrase sur l'un des canapé libre de al salle commune pour reprendre mon souffle.
-Je vais ramener Yamori dans votre chambre et je te rejoins ?
-Non, pas la peine de revenir. Je pense que je vais prendre ma douche et que je vais aller me coucher .
-On peut rester ensemble le temps de sa douche si tu veux ?
Demande Yamori à Jaiden
-Fallait qu'elle devienne amie avec Jaiden elle aussi ? Je n'ai plus une seconde  sans elle ...
-Oui, on va faire ça, je te ramène quand ? répond Jaiden Yamori dans ses main
-Oh 21h30 ça devrait aller ?
-Faites comme vous voulez, mais envoie moi un message avant de rentrer pour que tu ne réveils pas Alexandre .
-Okay

Me lance Jaiden avant de disparaitre dans les escaliers .

  J'observe un instant les autres élèves dans la salle commune, certains regardent la télé , d'autres sont sur leur téléphones, il ne porte pas vraiment attention à ce qu'il ce passe autour d'eux .
Je ferais mieux d'aller chercher mes affaires dans la buanderie et prendre ma douche .  
Sans attendre je met mes pensées en exécution et je pars chercher mes affaires  .

***

Lorsque je sors de ma douche il est, à peu près, 20h, Alexandre n'est pas dans la chambre, mais il est libre de faire ce qu'il lui plait . Comme Jaiden ne rapporte pas Yamori avant un moment et que je ne me sens pas vraiment d'allumer mon ordinateur, je décide de sortir prendre l'air. Je met un gilet par dessus mon pyjamas ( rien d'extravagant, un short de pyjamas beige et un T-shirt vert ), je sors et ferme la porte à clef derrière moi .  Mes jambes me mènent aux escaliers . Dans mon élan je croise un visage connu du regard, Hiver qui se dirigeait vers sa chambre. 

Je ne lui ai pas parlé depuis Mercredi, j'ai crus entendre qu'elle s'était réconciliée avec Kapuzcina, je voudrais en être certain . 

Je l'appelle, on ne sait jamais, peut être qu'elle n'est pas trop rancunière par rapport à ma défaite de la dernière fois étant donné que j'ai trouvé la balise . 

-Hiver ! Comment allez vous ? Votre dispute avec Kapuzcina c'est elle réglée ? 
Elle tourne la tête calmement dans ma direction et, en m'apercevant, décide de s'approcher, Blizzard la suivant de près . 
-Naoko Itō, Bon soir. Pour répondre  à vos interrogation, je me porte bien, et en ce qui concerne Kapuzcina, la malentendu n'est plus , rassurez vous .
Un sourire de soulagement se dessine sur mon visage quand je lui répond :
-Tant mieux, j'ai eu peur, je ne sais pas trop ce qui lui avait pris mais avec tous ce qu'il ce passe avec Faustine c'est compréhensible, ça m'arrive à moi aussi d'avoir quelques sautes d'humeur depuis un certain temps . Pourquoi je lui dis ça , ça ne regarde que moi , faut toujours que je parle un peu trop ... 
-Il est vrai que Faustine a apporté de nombreux bouleversement, mais je pense préférer ne pas aborder son sujet si vous comprenez .
-OH oui ! Je comprend complètement, désolé d'avoir abordé un sujet sensible ...
Je revois encore la scène ou Faustine s'en était pris à Jaiden et l'effrois qui m'avais traversé, cette femme est terrifiante . Perdu dans mes pensé je ne me suis pas rendu compte qu'un silence c'était installé . 
Il faut que je trouve quelque chose à dire, sinon bonjour le malaise ....
-Sinon Hiver, comment ça ce passe dans votre classe ? 
Hiver semble d'abord intriguée par le changement de sujet, ce qui me fit stresser légèrement, mais elle finis par répondre ,
-Tout va pour le mieux, les professeurs sont respectables, quoique un peu trop familier à mon goût , mais les cours sont de qualités . Et vous ? 
-Eh bien, euhh, je dirais que ça va dans l'ensemble .Je ne me suis pas trop socialisé avec des gens à par Jaiden dans ma classe . Je trouves les autres un peu, comment dire, irrespectueux ? Mais sur  15 élèves je me ferais peut êtres d'autres   amis, qui sait ? 
-Je vois, il me semble qu'il est coutume au collège  que les filles s'entourent elles même de groupe de fille assez conséquent. 

Mon sang ne fit qu'un tour, ce qui dit Hiver n'est pas complètement faux, même si c'est un cliché,  les fille on collège on tendance à former des groupes composé uniquement de filles mais ... 
Je ne suis pas une fille moi ... 
Ma langue est sèche, et j'ai peur de demander ce que je vais demander mais ,

-Hiver, vous me voyez comme une fille ? 




Dernière édition par Naoko le Ven 19 Oct - 19:07, édité 1 fois
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Re: Les errances

le Sam 13 Oct - 22:03
Alors que je montais les escaliers, je croise Naoko Itô en pyjama, les dévalant. Elle s'arrête nette en m'apercevant pour remonter quelques marches et se mettre à ma hauteur.
"Hiver ! Comment allez vous ? Votre dispute avec Kapuzcina c'est elle réglée ? "
Je m'arrête et m'approche d'elle, Blizzard à ma suite, surveillant mon amie d'un air suspicieux, comme à son habitude. Je repense à ma discussion avec Kapuzcina avant de lui répondre.
"Naoko Itō, Bon soir. Pour répondre à vos interrogation, je me porte bien, et en ce qui concerne Kapuzcina, la malentendu n'est plus , rassurez vous ."
Elle sourit, visiblement soulagée. Je suis contente qu'elle ne se fasse plus de soucis à ce propos, je ne voudrais la déranger avec cela.
"Tant mieux, j'ai eu peur, je ne sais pas trop ce qui lui avait pris mais avec tous ce qu'il ce passe avec Faustine c'est compréhensible, ça m'arrive à moi aussi d'avoir quelques sautes d'humeur depuis un certain temps ."
Encore et toujours elle... Je me souviens de ce qu'elle a fait subir à Jaiden et elle. Je reste impassible tandis que mon combat l'opposant me revint en mémoire.
"Il est vrai que Faustine a apporté de nombreux bouleversement, mais je pense préférer ne pas aborder son sujet si vous comprenez .
-OH oui ! Je comprend complètement, désolé d'avoir abordé un sujet sensible ..."
Sujet sensible, certes, mais pas forcément pour ce qu'elle pense. Je n'en ai pas terminé avec cette pécheresse, mais ce n'est pas le moment d'y penser. Un blanc s'installe au fil des secondes entre nous, un blanc qui ne me dérange pas, je me demande juste si Naoko Itô a terminé de parler ou non, hésitante à mettre un terme à notre discussion.
"Sinon Hiver, comment ça ce passe dans votre classe ?"
J'arque un sourcil à sa soudaine question, intriguée qu'elle change de sujet aussi vite. Ce n'est pas une question dérangeante, elle me demande simplement des nouvelles. Je réfléchis à mes paroles, repensant aux professeurs et aux élèves;
"Tout va pour le mieux, les professeurs sont respectables, quoique un peu trop familier à mon goût , mais les cours sont de qualités . Et vous ?
-Eh bien, euhh, je dirais que ça va dans l'ensemble .Je ne me suis pas trop socialisé avec des gens à par Jaiden dans ma classe . Je trouves les autres un peu, comment dire, irrespectueux ? Mais sur 15 élèves je me ferais peut êtres d'autre amis, qui sait ?
-Je vois, il me semble qu'il est coutume au collège que les filles s'entourent elles même de groupe de fille assez conséquent."
Elle tiqua à ma réplique, se crispant complètement, ses pupilles se rétrécissants. Je suis surprise d'un tel comportement, ma langue aurait-elle fourchée? Aurais-je dit quelque chose qu'il ne fallait? J'ai beau ressasser mes paroles, je n'y vois rien de vexant. La gorge sèche, mon amie reprend, la voix tremblotant un peu.
"Hiver, vous me voyez comme une fille ?"
Je reste impassible devant sa question qui me surprend ma foi beaucoup. Serait-ce de l'ironie? Me prendrait-elle pour une imbécile? Mais sa question semble pure et sans arrières-pensées. Pourquoi la poser dans ces cas-là? Lui a-t-on appris durant toute sa jeunesse qu'elle était un garçon? Mais cela ne fait pourtant aucun doute qu'il s'agit d'une fille devant moi. Son visage fin et rond, sa peau claire d'enfant, ses yeux bruns/gris innocent entourés de cils, son nez légèrement retroussé, ses cheveux courts et bruns, ses formes de fille à moitié cachées sous ses habits, un début de croissance de poitrine qui se voit légèrement, j'ai beau l'examiner de la tête aux pieds, m'attardant sur son visage en plissant des yeux, je suis sûre de moi.
"Bien sûr que oui puisque vous en êtes une. Que sous-entendez-vous donc ma chère? J'avoue avoir du mal à comprendre le sens de votre question."
Ses joues s'empourprèrent, ses yeux reflétant des larmes qu'elle chasse de suite. Elle se prend les bras et les fais passer derrière son dos pour cacher leurs tremblements.
"Je... vous savez, ce n'est pas pour vous contredire, mais je... Je suis un garçon..."
Je reste stupéfaite pendant une seconde avant de froncer les sourcils.
"Je suis désolée de vous l'apprendre maintenant si vous l'ignoriez auparavant, mais vous êtes bien une femme, Naoko Itô.
- N-non, je...
- Qui vous a fait croire de telles sornettes, en vous disant garçon? J'espère que ce n'est pas vous qui essayez de me mentir, je ne le tolérerai pas.
- Hiver, je vous prie, écoutez-moi! s'énerve-t-elle en haussant la voix tordue de tristesse. Excusez-moi de vous couper si brutalement, reprend-elle plus calmement. Mais je suis un garçon, que vous le vouliez ou non. Je suis un garçon."
Les poils de Blizzard se sont dressés d'un seul coup quand elle a haussé la voix, les yeux réduits en deux fentes. Bien que je ne sois pas un animal, mes yeux bleus glacés foudroyèrent du regard ceux de ma camarade. Toujours aussi rouge, elle soutient pourtant mon regard, sûre de ses paroles, ne voulant pas les remettre en question. Je lève légèrement le menton en signe de dominance, avant de m'approcher d'un pas d'elle.
"J'accepte volontiers vos excuses, mais j'aimerai que vous me prouveriez pourquoi vous êtes un homme alors que ce n'est pas le cas. Dieu vous a créé en tant que femme, cela n'a aucun sens de s'entêter à répéter le contraire, car cela ne changera rien. Vous êtes une femme, Naoko Itô."
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Re: Les errances

le Ven 19 Oct - 22:28
Je ne sais pas comment réagir à ce qu'a dis Hiver. Une partie de moi est en colère, je ne peux pas la laisser me manquer de respect comme ça. Mais je suis extrêmement blessé et déçu . Elle est pour moi un symbole de tolérance et de respect, pourtant ça remarque est replie de tellement de mépris et d'incompréhension à mon égard que ça me fait peur . J'ai peur, peur de ce que Hiver pense de moi, peur des poiles hérissés de Blizzard, peur que Hiver dise aux autres ce qu'elle pense de moi et qu'ils me détestent tous. Mais plus que tout, j'ai peur de laisser Hiver gagner, je ne veux pas la laisser quitter le couloir en pensant que je suis une femme.

Je suis, un garçon, personne ne me ferras changer d'avis, j'ai mis longtemps à pouvoir l'accepter, c'est pas un chrétienne créationniste ignare qui va m'influencer ! (commentaire sur le coup de la colère et de la frustration, Naoko respecte les croyances des gens, je précise)

Mes yeux n'ont pas quitté les siens , son regard de glace me foudroie, elle se sent offensée, elle pense être celle dont la fierté est bafouée, Blizzard est sur ses gardes, comme si un pic mal placé était une invitation pour agresser les autres . Je sens une pression intense car je suis dans une situation ou je ne peux pas me permettre de fuir la queue entre les jambes, c'est mon honneur et mon identité qui est en jeu. Je dois répondre à Hiver, ne serait-ce que pour qu'elle comprenne . Je cherche les bons mots, je dois être directe, mes mains se frottent mécaniquement et mon regard se dirige furtivement vers le sol. Au moment où il remonte vers celui d'Hiver, je parle :

"Faire me-, non, Je n'ai pas à m'excuser , si excuses il doit y avoir, elles me sont dû , J'avale ma salive et essaye d'ignore sont regard outré,Je ne vous permet pas d'opposer votre opinion à la mienne dans un débat qui concerne mes sentiments, mes envies et mon bien être. Je, ma voix ce casse, et des larmes que je ne pouvais plus retenir s'échappe, mais dans mon demi sanglot je continu, Je ne peux pas vous laisser dire que je ne suis pas un garçon alors que je vous regarde dans les yeux et que je vous affirme que j'en suis un, alors que personne d'autre que moi ne peux mieux décider d'une chose aussi personnelle. Je ne peu pas vous laisser ignorer mon avis alors qu'il est claire que le votre n'a pas sa place . Si je me dis garçon, si je m'habille garçon, si je pense garçon, si je parle garçon, c'est qu'a mes yeux, je suis un homme, et c'est tout ce qui compte .SI vous n'êtes pas capable de respecter mon choix, qui, en aucun cas, ne vous blesse, ne blesse les autres ou me blesse, c'est que vous avez échouer à être tolérante, vous avez échouer à me comprendre. Et si vous dites que dieu ma créé femme, alors regardez moi dans les yeux et dites moi pourquoi je me tien devant vous ce soir avec la certitude d'être un homme ?

-Vous pouvez me répéter en boucle que vous êtes un arbres vous ne deviendrez pas un arbres, il en est de même pour votre sexe. Je me refuse à vous écouter blasphémer sur le Seigneur et à insinuer que vos tendance travestis sont lié à sa volonté. Si vous êtes là devant moi à penser que vous êtes un hommes c'est que vous vous êtes perdu

-NON je me suis trouvé, je... Qu'est ce qui est si dure à comprendre avec le fait que je me sens homme, qu'est ce qui pose problème avec le fait que je veuille qu'on me traite comme un garçon...
, j'essuie mes larmes Pourquoi vous vous obstinez à me contredire ? Qu'y a t-il de mal à être un garçon ?
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Re: Les errances

le Ven 19 Oct - 23:36
Naoko Itô s'essuie les larmes coulant abondamment sur son visage encore enfantin, après avoir répété en boucle qu'elle est un homme. Je reste froide et imperturbable devant sa réaction, ayant apprise à contrôler mes émotions et à en faire qu'un mur de glace avant qu'ils ne prennent le dessus. Je dois bien avouer que ce cas bien particulier me fait me poser des questions, mais une revient sans cesse: pourquoi continue-t-elle à nier d'être une femme, et à vouloir être un homme? C'est une volonté impensable et incompréhensible. Mais surtout... elle considère que ça la rend heureuse de se considérer ainsi? Cela la rendrait heureuse... Mais cela resterait un blasphème pour notre Seigneur. Mon souhait est que le plus de personnes dans ce monde soit heureuses et vivent en paix et en harmonie, mais si cela est contraire à la volonté de Dieu...
Je cligne des yeux, et, comme par magie, toute pitié et sentiments disparaissent. Je redeviens froide et imperturbable, ne laissant aucune autre pensée me pénétrer et ne laissant rien transparaître de l'extérieur. La volonté de Dieu est au-dessus de tout. C'est ce que mes répétaient et que me répètent encore mes parents, et je les crois, oui je les crois et je ne changerais pas d'avis sur ce sujet, je ne changerai jamais d'avis sur ce sujet. Ce n'est pas à Dieu de se plier aux volontés de simples mortels. Naoko Itô est une fille et ne sera jamais, jamais un garçon. Elle ne fait que se torturer l'esprit à vouloir contredire une vérité irréfutable. Quel est le problème qu'elle se considère comme homme? Qu'y a-t-il de mal?
"Naoko Itô..."
Ma voix est sans saveur, sans ton, juste... neutre. Je réfléchis à mes paroles, à l'expression que je devrais porter, au ton que je devrais imiter. Elle renifle et me jette un regard rempli de larmes en entendant son nom. J'ouvre la barrière de mes émotions pour y laisser filtrer une brise de pitié.
"Naoko Itô, je répète en reprenant une voix plus douce. Je ne souhaite que le bonheur de tous et faire tout mon possible pour aider quiconque dans le besoin. C'est pour cela..."
"...Que je voudrais vous aider à retrouver le bon chemin. Vous vous obstinées à penser quelque chose qui vous blesse horriblement, à en voir votre état. Par je ne sais quelle manière, une voix démoniaque vous a soufflée que vous étiez un homme simplement pour vous rendre malheureuse. Cette idée est ancrée en vous comme une malédiction, mais je peux vous aider."
Je pose une main sur mon coeur comme signe de sincérité. Le voile de l'imperturbabilité tombe de mes yeux pour les laisser paraître plus sincères.
"Je ne veux pas que vous vous perdriez dans ce chemin infernale que vous avez empruntée. Laissez-moi apporter de la lumière à votre situation, laissez-moi vous apporter le bonheur dont vous méritez...!"
Une pensée me traverse soudainement l'esprit. Une pensée dont je vais devoir m'habituer. Une autre pensée que mes parents m'ont inculqués. Dans ce monde, beaucoup de personnes sont sous l'emprise du Mal, et il est de mon devoir de les aider... Mais étant présent dans de trop nombreuses personnes depuis trop longtemps, la discussion et la religion ne suffisent pas à le faire disparaître. Ma voix redevient alors dure.
"Mais, si le Mal domine vraiment votre être tout entier... alors, je ne pourrais plus rien pour vous."
Avec une pointe d'espoir, je rajoute:
"Mais j'espère que le temps que je passerai avec vous vous ouvrira les yeux."
Je ne suis pas votre ennemie, Naoko Itô. Mais il le faudra bien si vous privilégiez vos émotions à la volonté de Dieu.
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Re: Les errances

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